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Libye : quatre ministres du gouvernement d'union limogés


Fayez al-Sarraj, chef du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) à Tripoli, Libye, 30 mars 2016. (Bureau des médias du gouvernement libyen d'union nationale / GNA médias via AP)

Fayez al-Sarraj, chef du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) à Tripoli, Libye, 30 mars 2016. (Bureau des médias du gouvernement libyen d'union nationale / GNA médias via AP)

Il est reproché aux quatre ministres d’avoir refusé d'assumer leurs fonctions. Ils sont tous originaires de l'est du pays.

Quatre ministres du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) ont été limogés après avoir refusé d'assumer leurs fonctions, un nouveau coup à l'autorité de ce cabinet soutenu par la communauté internationale.

Cette annonce a été faite vendredi par le GNA, installé depuis trois mois à Tripoli mais qui peine à asseoir son autorité sur l'ensemble du pays plongé dans le chaos, notamment dans l'Est où siège un gouvernement parallèle.

D'ailleurs, les quatre ministres concernés sont tous originaires de l'est du pays. Il s'agit des ministres de la Justice (Jouma Abdallah el-Dressi), de l'Economie et de l'Industrie (Abdelmatloub Ahmad Abou Farwa), des Finances (Fakher Moftah Abou Farna) et de la Réconciliation nationale (Abdeljawad Faraj al-Obeidi), a précisé le GNA dans un communiqué sur son site officiel.

Ils sont considérés, depuis le 30 juin, "comme démissionnaires pour s'être absentés pour une période excédant trente jours,après avoir refusé de prendre leurs fonctions au sein du GNA", a-t-il ajouté sans préciser s'ils seraient remplacés et par qui.

Issu d'un accord interlibyen parrainé par l'ONU et signé en décembre 2015 au Maroc, le GNA s'était autoproclamé en fonctions le 12 mars, sur la base d'un communiqué de soutien d'une centaine de députés (sur 198) du Parlement reconnu basé à Tobrouk (est). Il n'a jamais obtenu la confiance de ce Parlement d'où la contestation du gouvernement parallèle.

Le gouvernement dirigé par Fayez al-Sarraj était initialement formé de 18 ministres, dont 13 avec portefeuilles et cinq ministres d'Etat.

Après son installation fin mars à Tripoli, où les milices qui contrôlaient la capitale libyenne s'étaient ralliées à lui, une partie des ministres avaient pris leurs fonctions comme ceux des Affaires étrangères et de la Défense.

Le 22 juin, M. Sarraj avait présidé son premier conseil des ministres, avec l'objectif d'établir une autorité unifiée dans le pays miné par les luttes de pouvoir et livré aux milices depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi après huit mois de révolte en 2011.

Avec AFP

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