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Nouvelle attaque de l’EI contre les installations pétrolières dans le nord de la Libye


Les dégâts causés par une explosion après une attaque des islamistes dans la ville de Zilten, Libye, 7 janvier 2016

Les dégâts causés par une explosion après une attaque des islamistes dans la ville de Zilten, Libye, 7 janvier 2016

Le groupe Etat islamique a mené à l'aube une nouvelle attaque contre un réservoir pétrolier de la compagnie Harouge dans le nord de la Libye, rapporte l'agence officielle Lana, loyale aux autorités reconnues.

Selon une source que cite l'agence de presse libyenne, le réservoir attaqué a pris feu et a explosé par la suite.

"Les combats ont repris à l'aube de jeudi (...) dans la région de Ras Lanouf", a annoncé pour sa part la Compagnie nationale de pétrole dans un communiqué.

L'EI, qui est implanté dans le nord de la Syrie, avait déjà mené début janvier deux attaques à proximité d'importantes installations pétrolières en Libye, dans les villes d'al-Sedra et de Ras Lanouf (nord).

Le groupe jihadiste tente depuis plusieurs semaines une percée vers l'est depuis la ville Syrte (450 km à l'est de Tripoli) qu'il contrôle pour atteindre la zone du "Croissant pétrolier" où sont situés les principaux terminaux pétroliers libyens.

La Libye dispose des réserves pétrolières les plus importantes d'Afrique, estimées à 48 milliards de barils. Sa production était estimée à 1,6 million b/j en 2011 mais a chuté d'un tiers depuis.

La Libye est en effet plongée dans le chaos et livrée à des groupes armés depuis la chute de Mouammar Khadafi en 2011 et les deux autorités s'y disputent le pouvoir depuis la prise de la capitale Tripoli par des milices en partie islamistes à l'été 2014.

Un gouvernement d'union nationale a été formé mardi, qui doit être approuvé par le Parlement reconnu installé dans l'est afin d'être opérationnel.

La mise en place d'un gouvernement d'union est ardemment soutenue par les Occidentaux qui souhaitent voir s'installer une autorité à même de lutter contre l'EI, qui compterait environ 3.000 combattants dans le pays selon Paris.

Avec AFP

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