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Libye: l'une des parties rejette le gouvernement d'union de l'ONU


L'émissaire des Nations unies pour la Libye Bernardino Leon
L'émissaire des Nations unies pour la Libye Bernardino Leon

Le gouvernement non reconnu par la communauté internationale en Libye a rejeté la proposition de gouvernement d'union nationale mise sur la table par l'émissaire de l'ONU pour trouver une issue politique au conflit.

"Ce gouvernement est rejeté" car "il approfondirait les divisions entre les Libyens", a déclaré lundi à l'AFP Mahmoud Abdel Aziz, membre du Congrès général national (CGN), le Parlement siégeant à Tripoli.

L'émissaire des Nations unies pour la Libye Bernardino Leon, avait annoncé vendredi qu'un consensus avait été trouvé sur le nom d'un Premier ministre, Fayez el-Sarraj, et de 17 ministres d'un gouvernement d'union nationale.

Cette annonce intervenait après plusieurs mois de négociations dans la station balnéaire de Skhirat, au Maroc, entre les deux parties rivales libyennes et de nombreux acteurs de la société civile.

Le Parlement reconnu par la communauté internationale, basé à Tobrouk (est) a décidé de prolonger à mardi ses discussions sur la proposition de M. Leon, selon l'agence de presse progouvernementale.

Il a laissé entendre qu'il pourrait aussi la rejeter. L'émissaire de l'ONU "veut nous imposer un fait accompli", a dit le député du Parlement de Tobrouk Ali Tekbali, en estimant que ce gouvernement serait une source "de divisions et non d'unité".

Un tel rejet irait à l'encontre des nombreux appels de la communauté internationale pour trouver une issue politique au chaos libyen. "Nous attendons des parties libyennes qu'elles entérinent cet accord qui répond aux aspirations de paix et de prospérité du peuple libyen", a appelé la chef de la diplomatie Federica Mogherini.

Le CGN avait proposé une série d'amendements à l'accord de paix proposé par l'ONU et déclaré à maintes reprises qu'il ne signerait pas le texte avant leur prise en compte dans l'accord final. Parmi les conditions du CGN figurent le respect du jugement de la Cour suprême basée à Tripoli ayant invalidé l'existence même du Parlement de Tobrouk.

Avec AFP

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