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Le gouvernement d'union en Libye impose son autorité


Arrivée de Fayez al-Sarraj à Tripoli le 30 mars 2016.

Arrivée de Fayez al-Sarraj à Tripoli le 30 mars 2016.

Le gouvernement d'union nationale en Libye a ordonné mercredi à toutes les institutions d'utiliser son logo et d'obtenir son feu vert pour leurs dépenses, quelques heures après la décision des autorités non reconnues de Tripoli de lui céder le pouvoir.

Arrivé il y a une semaine à Tripoli, le gouvernement d'union soutenu par l'ONU a engrangé depuis d'importants ralliements dont celui de la Banque centrale, de la compagnie pétrolière et de plusieurs villes libyennes.

Après la décision des autorités de Tripoli de lui céder le pouvoir, la Libye dispose maintenant de deux "gouvernements" au lieu de trois auparavant : celui d'union nationale siégeant à Tripoli et l'autorité basée dans l'Est du pays que la communauté internationale appelle aussi à céder le pouvoir à l'exécutif d'union.

Ce dernier, pour renforcer son pouvoir, a ordonné mercredi à la Banque centrale de "geler" tous les comptes appartenant à des ministères et des institutions publiques que ce soit celles de l'Est du pays ou de Tripoli.

Ces derniers devront obtenir le feu vert du gouvernement d'union pour leurs dépenses.

Les salaires des fonctionnaires continueront toutefois à être payés normalement.

La Banque centrale libyenne à Tripoli a rallié le gouvernement d'union, un soutien financier de poids car celle-ci administre les ressources budgétaires et elle alimentait les comptes des deux autorités rivales jusqu'à présent.

Livrée aux milices depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye, riche en pétrole, a sombré encore un peu plus dans le chaos quand deux autorités rivales ont commencé à se disputer le pouvoir en 2014.

Profitant de ces divisions, le groupe djihadiste Etat islamique s'est implanté dans le pays où il contrôle aujourd'hui la ville de Syrte, à l'est de Tripoli.

Inquiète du renforcement des djihadistes, la communauté internationale a fait pression pour la création d'un gouvernement d'union qui puisse restaurer un pouvoir central.

Ce dernier est né d'un accord signé sous l'égide de l'ONU au Maroc en décembre 2015.

Avec AFP

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