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Libye : des milices appellent à l'expulsion des forces françaises


Les membres des forces loyales au gouvernement de l'Est de la Libye ont repris le contrôle d'une usine du ciment après des affrontements avec le Conseil de la Choura des révolutionnaires libyens, une alliance des anciens rebelles anti-Kadhafi, à Benghazi, Libye 18 avril 2016.

Les membres des forces loyales au gouvernement de l'Est de la Libye ont repris le contrôle d'une usine du ciment après des affrontements avec le Conseil de la Choura des révolutionnaires libyens, une alliance des anciens rebelles anti-Kadhafi, à Benghazi, Libye 18 avril 2016.

Une importante coalition de milices basées à Benghazi, dans l'est de la Libye, a appelé les Libyens à se mobiliser pour chasser les militaires étrangers, notamment français, présents dans le pays.

A Tripoli, une nouvelle manifestation a rassemblé vendredi soir des dizaines de personnes devant la base navale où elles ont appelé les autorités à boycotter les entreprises françaises.

Paris a reconnu mercredi que trois militaires français avaient été tués au cours d'un accident d'hélicoptère en Libye, où ils menaient une mission de renseignement dans l'est du pays auprès des forces conduites par le général controversé Khalifa Haftar.

Cette présence a été dénoncée comme une "violation du territoire" par le gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale et auquel s'oppose le général Haftar et les autorités de l'est.

A Benghazi, le Conseil de la Choura des révolutionnaires, une coalition hétéroclite de milices, dont certaines islamistes, a appelé dans un communiqué publié vendredi les Libyens à "expulser" les soldats français et ceux de "tous les pays qui participent à la guerre" en Libye.

Cette présence militaire est une "agression flagrante" et une "invasion des croisés", a dénoncé cette coalition qui combat les forces de Haftar à Benghazi, la deuxième ville du pays située à un millier de km à l'est de Tripoli.

Des combats y opposent depuis plus de deux ans les groupes islamistes et les forces loyales aux autorités basées dans l'est, tandis que le groupe Etat islamique (EI) est également présent dans la ville.

Le chef de l'aviation des forces loyales aux autorités concurrentes basées dans l'est libyen avait indiqué jeudi que des soldats français, britanniques et américains étaient en Libye pour "surveiller" l'EI. Ces quelque 20 soldats ont pour mission de "surveiller les activités de l'EI", mais "aucun pilote (étranger) ne combat à la place de nos pilotes et combattants", selon le général Saqr al-Jarouchi.

Avec AFP

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