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Libye: des députés veulent voter sur le gouvernement d'union hors de Tobrouk


Carte de la Libye

Carte de la Libye

Cent membres du Parlement libyen reconnu par la communauté internationale ont réclamé mercredi que le vote de confiance sur le gouvernement d'union nationale se tienne hors de Tobrouk après avoir, selon eux, été empêchés de voter la veille.

Faute de quorum, ce Parlement n'avait pas pu voter mardi à Tobrouk, la ville de l'est de la Libye où il siège, sa confiance au gouvernement unitaire soutenu par l'ONU et avait reporté cette séance à la semaine prochaine, selon des députés.

Dans une pétition parvenue mercredi à l'AFP, cent membres de ce Parlement affirment avoir été "empêchés par la force" de voter mardi et avoir "reçu des menaces". Exprimant "leur soutien" au gouvernement d'union, ils réclament la tenue hors de Tobrouk de ce vote.

"Il faut fixer un endroit approprié pour la tenue d'une nouvelle réunion de la chambre car il devient impossible de la tenir à Tobrouk", ont-ils écrit.

Le représentant spécial de l'ONU pour la Libye, Martin Kobler, a salué dans un communiqué la pétition signée "par la majorité des membres" du Parlement dans laquelle "ils déclarent leur soutien au gouvernement d'union nationale (GNA) proposé" la semaine dernière.

M. Kobler a appelé la présidence du Parlement à "agir d'urgence pour que ce soutien se concrétise" par un vote de confiance.

L'émissaire de l'ONU s'est également dit "inquiet des informations évoquant des intimidations et des menaces contre les députés". "C'est inacceptable, les députés doivent décider librement", a-t-il souligné.

Selon le site du Parlement de Tobrouk, 99 voix sont nécessaires pour entériner le gouvernement d'union proposé, qui se compose d'un Premier ministre, Fayez al-Sarraj, et de 18 ministres.

Un premier gouvernement de 32 ministres proposé par M. Sarraj avait été rejeté le 25 janvier par ce même Parlement.

La Libye, divisée entre deux autorités rivales -installées à Tobrouk et Tripoli- et déchirée par les violences entre factions armées, est confrontée à une montée en puissance du groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui contrôle la ville côtière de Syrte, à 450 km à l'est de Tripoli.

Les Occidentaux, inquiets de l'implantation de l'EI à quelques centaines de kilomètres seulement de l'Europe, se disent prêts à contribuer au rétablissement de la sécurité en Libye à condition qu'un gouvernement d'union nationale en fasse la demande.

Avec AFP

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