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Libye : attentat de l'EI contre la résidence de l'ambassadeur iranien, pas de victimes


Des manifestants scandent des slogans pro-Etat Islamique, portant un drapeaudu groupe djihadiste devant le siege du gouvernement de Mosoul, à 360 kms northwest de Baghdad.

Des manifestants scandent des slogans pro-Etat Islamique, portant un drapeaudu groupe djihadiste devant le siege du gouvernement de Mosoul, à 360 kms northwest de Baghdad.

La résidence de l'ambassadeur iranien à Tripoli, la capitale libyenne désertée par la majorité des diplomates étrangers, a été visée dimanche par un double attentat, revendiqué par la branche libyenne du groupe Etat islamique (EI).

Le double attentat n'a pas fait de victimes, selon des sources des services de sécurité.

Une première bombe a explosé devant le portail de sécurité et la seconde a été jetée dans l'enceinte de la résidence, a indiqué à l'AFP, Issam al-Naass, un porte-parole des services de sécurité.

"Le bâtiment était vide. Le gardien n'était pas sur place au moment de l'attaque", a précisé une autre source de sécurité sur place.

Le groupe Etat islamique a revendiqué ce double attentat et diffusé sur twitter des photos des explosions signées par "l'Etat islamique, province de Tripoli". Le texte indique que les "soldats du califat lancent un double attentat contre l'ambassade iranienne à Tripoli avec des explosifs".

L'ambassade iranienne est fermée, à l'instar de la plupart des représentations étrangères, depuis l'été en raison des violents combats ayant conduit à la prise de contrôle en août par la coalition de milices Fajr Libya (Aube de la Libye) de la capitale et de son aéroport international.

Selon des témoins, les explosions n'ont pas fait de grands dégâts dans ce quartier où sont situées plusieurs représentations diplomatiques. Des vitres de l'ambassade d'Ukraine ont toutefois été soufflées.

L'attaque n'a fait que des "dégâts mineurs", a commenté à Téhéran la porte-parole de la diplomatie iranienne, Marzieh Afkham. L'Iran, "tout en s'opposant fermement à toute intervention étrangère", estime que la crise en Libye doit être résolue par "un dialogue politique national entre parties impliquées", a-t-elle dit. Elle a appelé à la formation d'un gouvernement d'unité nationale pour "contrer les terroristes et les extrémistes".

Plusieurs attaques ont visé des représentations diplomatiques ces derniers mois, avec notamment l'explosion de deux voitures piégées devant les ambassades d'Egypte et des Emirats arabes unis en novembre. Une attaque à l'explosif contre celle d'Algérie en janvier a été aussi revendiquée par l'EI qui multiplie les actions violentes en Libye ces dernières semaines.

L'EI a notamment revendiqué des attentats suicide vendredi dans l'est libyen qui ont fait 44 morts.

La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi au terme de huit mois de conflit en 2011. Livré aux milices, le pays est dirigé par deux Parlements et deux gouvernements rivaux, l'un proche des miliciens de Fajr Libya, et l'autre reconnu par la communauté internationale.

VOA/AFP

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