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Mouammar Kadhafi affirme avoir le soutien de son peuple


Des rebelles a l'exterieur d'Ajdabiya, sur la route menant à Brega

Des rebelles a l'exterieur d'Ajdabiya, sur la route menant à Brega

Le dirigeant Libyen continue d’ignorer les appels de la rue. Lors d’un discours fleuve prononce mercredi Mouammar Kadhafi a affirme être soutenu par son peuple. Pourtant, ce sont bien les forces de Kadhafi qui tentent de récupérer les territoires désormais occupés par ses opposants. Dans cette contre-offensive, les soldats de Kadhafi doivent affronter des insurgés qui contrôlent déjà l’ensemble de l’est du pays et des villes de l’Ouest.

A l’occasion de cette allocution télévisée, Mouammar Kadhafi a explique qu’il ne pouvait pas démissionner dans la mesure où il n’occupait aucun poste politique. Au pouvoir depuis plus de 42 ans, il prétend en effet que le système libyen accorde la totalité des pouvoirs au peuple.

Mouammar Kadhafi a par ailleurs réitéré les accusations selon lesquelles l’organisation terroriste Al-Qaïda est a l’origine des soulèvements populaires qui agitent son pays depuis plusieurs semaines.

Pendant ce temps, à l’est de Tripoli la capitale, les combats continuent entre les forces loyales a Kadhafi et les forces d’opposition. Des media occidentaux indiquent en effet qu’une bruyante explosion a secoue la ville de Brega.

Mouammar Kadhafi affirme avoir le soutien de son peuple

Mouammar Kadhafi affirme avoir le soutien de son peuple

Des témoins rapportent qu’un peu plus tôt dans la journée de mercredi, les pro Kadhafi ont bombarde Brega. Ils auraient brièvement repris le contrôle des installations pétrolières de la ville et d’une piste d’atterrissage, mais les forces de l’opposition auraient ensuite récupéré leurs positions initiales.

D’autres témoignages font état de frappes aériennes de l’armée à Ajabiya, non loin de Brega.

Ces deux villes sont sur la bordure ouest de l’est du pays, région largement contrôlée par les forces rebelles qui gagnent peu a peu du terrain. L’est est aux mains des manifestants d’opposition et des militaires déserteurs qui ont initié un soulèvement populaire anti-Kadhafi le mois dernier.

A Benghazi ville de l’Est, bastion de la révolte, des leaders d’opposition disent débattre d’une éventuelle demande d’intervention internationale. Il s’agirait d’une frappe aérienne visant les installations militaires et autre infrastructures stratégiques. Des officiels du Conseil national de transition formé a Benghazi estiment en effet qu’ils ne sortiront jamais de l’impasse sans une intervention de l’étranger.

Le Washington Post a d’ailleurs cité trois membres du Conseil de Benghazi disant qu’ils formuleraient bientôt une requête en vue d’une frappe aérienne. Une telle demande contredirait les promesses antérieures de ne pas recourir à une intervention étrangère. Des membres du Conseil, formé de juristes, académiciens, juges et d’importantes personnalités, disent en effet ne pas vouloir de soldats étrangers sur le territoire Libyen.

Cependant, des dissidents Libyens en entretien avec des officiels de Washington cette semaine, ont appelé a un plus grand soutien logistique des Etats Unis et de l’OTAN. Le département d’Etat a confirmé que ces discussions avaient bien eu lieu mais n’a pas donné de détails sur leur contenu. Susan Rice, ambassadeur des Etats-Unis a l’ONU, a tout de même estimé qu’il était prematuré de discuter d’une assistance militaire.

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