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Libye : la contestation gagne la capitale Tripoli

  • Morgane Guirriec

Des batiments en feu à Benghazi, le 21 février 2011

Des batiments en feu à Benghazi, le 21 février 2011

Plusieurs bâtiments du gouvernement auraient été incendiés, ce lundi, dans la capitale, Tripoli. C’est ce qui a été rapporté par des témoins qui disent que le parlement auraient subi le même sort.

Militants d’opposition et partisans du pouvoir en place continuent de s’affronter. Pour la première fois depuis le début des manifestations, des coups de feu ont été tirés à Tripoli, affirment des témoins. Ces heurts sont intervenus au moment ou les manifestants ont essayé s’emparer du centre de la capitale contrôlée par les loyalistes.

Les militants anti- Khadafi disent également avoir pris le contrôle de Benghazi, la deuxième plus grande ville du pays. Ils célébraient leur victoire dans les rues ce lundi.

Il s’agit du plus important soulèvement populaire depuis le coup d’Etat de Kadhafi en 1969.

Dimanche soir, a la télévision d’Etat, un des fils de Mouammar Khadafi, a affirmé que son père restait à la tête du pays, et ce avec le soutien de l’armée. Pour rester au pouvoir le gouvernement va se battre « avec le dernier homme, la dernière femme et jusqu'à la dernière balle » a ainsi juré Saif al-Islam Khadafi.

Il a mis les protestataires en garde : les libyens doivent arrêter ce soulèvement au risque de voir une guerre civile éclater dans le pays.

Déjà, Human Rights Watch parle d’au moins 233 personnes tuées dans ces manifestations, la plupart à Benghazi, dans l’est du pays. Les médecins de cette ville ont dénombré au moins 50 victimes pour la seule journée de dimanche. Les forces de sécurité ont ouvert le feu au cours de funérailles

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