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Libye : l’Union africaine préconise une solution négociée


Jean Ping, président de la commission de l'Union africaine

Jean Ping, président de la commission de l'Union africaine

On pourrait assister à une d'enlisement du conflit qui ferait de cette crise, un conflit endémique

Les bombardements de la coalition internationale se sont poursuivis vendredi contre les forces pro-Kadhafi notamment à Ajdabiya, dans l'Est à 160 km au sud de Benghazi. L’OTAN s’apprêtait pendant ce temps à prendre le commandement des opérations pour mettre en œuvre la zone d’exclusion aérienne.

Pour le directeur des études de l'Institut de recherches stratégiques de l'Ecole militaire a Paris, le colonel Michel Goya, il ne s’agit tant de chercher à imposer sa volonté à Khadafi que de l’amener à arrêter les combats. On risque par contre d’assister à une sorte d’enkystement et d’enlisement du conflit, qui ferait évoluer cette crise vers une sorte de conflit endémique.

L’Union Africaine, elle, préconise une solution négociée. Elle a de nouveau demandé une cessation immédiate des hostilités et l'ouverture d'un dialogue entre les parties libyennes en préalable à une "période de transition" démocratique, devant déboucher sur l’élection d’institutions démocratiques. Le gouvernement libyen s'est dit "prêt à mettre en oeuvre la feuille de route" proposée par l'UA, qui prévoit un cessez-le-feu immédiat et l'instauration d'un processus démocratique.

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