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Liberté provisoire pour l'opposant-candidat Hama Amadou au Niger


Wani Dan Nijar Rike Da Hotan Hama Amadou Na Jam'iyyar MODEN LUMANA

Wani Dan Nijar Rike Da Hotan Hama Amadou Na Jam'iyyar MODEN LUMANA

La Cour d'appel de Niamey a accordé mardi la liberté provisoire à l'opposant-candidat Hama Amadou, hospitalisé en France depuis le 16 mars après avoir été évacué depuis sa prison nigérienne où il se trouvait en raison de son implication dans un présumé trafic d'enfants, a annoncé un de ses avocats.

"La décision est claire: la Cour (d'appel) vient d'ordonner la liberté provisoire du candidat Hama Amadou. Il est libre à partir d'aujourd'hui", a affirmé à la presse Me Mossi Boubacar, un des avocats de Hama Amadou, qui a passé toute la campagne électorale de la présidentielle en prison.

A sa sortie de l'hôpital parisien où il est soigné M. Amadou n'aura plus à regagner sa prison de Filingué à 180 km au nord de Niamey, selon une source proche du dossier.

Hama Amadou est poursuivi pour une affaire de trafic d'enfants qui empoisonne le climat politique nigérien depuis deux ans et dans laquelle une vingtaine de personnes sont impliquées. L'opposant a toujours affirmé qu'il s'agissait d'un montage politique destiné à l'empêcher d'être élu président. Le pouvoir, lui, parle de "dossier de droit commun" et "d'indépendance de la justice".

M. Amadou, qui avait précipitamment quitté le pays pour la France afin d'échapper à la procédure, a été écroué, dès son retour d'exil le 14 novembre 2015.

Ancien Premier ministre et ex-président du Parlement, Hama Amadou, qui n'avait s'exprimer publiquement pendant la campagne, a été battu par le président sortant Mahamadou Issoufou au second tour de la présidentielle de dimanche (20 mars) après avoir terminé 2e du 1er tour (21 février).

L'opposition avait appelé au boycott et ne reconnaît pas les résultats du scrutin annoncés le 22 et donnant M. Issoufou réélu avec plus de 92% des voix.

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