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Liberté conditionnelle pour Eugene de Kock, « Prime Evil » de l'apartheid


Eugene de Kock, tueur de l'apartheid (Reuters)

Eugene de Kock, tueur de l'apartheid (Reuters)

« Dans l’intérêt de la réconciliation nationale, j’ai décidé de mettre Eugene De Kock en liberté conditionnelle », a déclaré le ministre sud-africain de la Justice.

Après vingt ans derrière les barreaux, Eugene de Kock, l’une des personalités les plus sombres du régime de l’apartheid, s’est vu accorder vendredi la liberté conditionnelle par le ministre sud-africain de la Justice.

« Dans l’intérêt de la réconciliation nationale, j’ai décidé de mettre M. De Kock en liberté conditionnelle », a déclaré Michael Masutha lors d’un point de presse à Pretoria. M. Masutha a précisé que le président Jacob Zuma lui avait dit d’être guidé, dans sa décision, « par l’Etat de droit et la Constitution ».

Né en 1949, de Kock est un ancien colonel de police Afrikaner qui avait été très actif durant l'apartheid en Afrique du Sud. Surnommé le « Prime Evil » (le principal mal) par les média, il avait commandé l'unité C1, une unité de contre-insurrection de la police sud-africaine responsable de kidnappings, tortures et d'assassinats de militants anti-apartheid.

Parmi ses principales victimes : des membres de l'African National Congress (ANC), au pouvoir en Afrique du Sud depuis la transition démocratique en 1994. Suite à des témoignages devant Commission de la vérité et de la réconciliation, de Kock avait été jugé coupable de 89 chefs d'accusation et condamné à 212 ans de réclusion.

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