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Liberia : face à l’appel au boycott de Winston Tubman, Ellen Johnson Sirleaf exhorte ses compatriotes à aller voter


Les Libériens s'apprêtent à retourner aux urnes.

Les Libériens s'apprêtent à retourner aux urnes.

Les observateurs du Centre Carter et de la CEDEAO estiment que le premier tour a été libre et transparent.

Clôturant sa campagne dimanche, la présidente Ellen Johnson Sirleaf a exhorté ses compatriotes à voter massivement face au boycott décidé par son adversaire Winston Tubman. Mme Sirleaf a appelé les Libériens à ne pas se laisser prendre en otage par les politiciens et à ne pas succomber à ce qu’elle a appelé la peur et l’intimidation.

La présidente Johnson Sirleaf a assisté dimanche à un service religieux à Monrovia.

La présidente Johnson Sirleaf a assisté dimanche à un service religieux à Monrovia.



« Le 8 novembre arrive. C’est votre droit constitutionnel de voter. C’est une chose que la loi vous donne, le droit de choisir votre leader dans un processus démocratique. Personne ne doit vous dire ce qu’il convient de faire. C’est le cœur qui vous dira comment voter », a déclaré la présidente Sirleaf.

Pour son adversaire, l’ancien ministre de la Justice Winston Tubman, c’est la présidente sortante qui tente d’intimider les militants de l’opposition en qualifiant le boycott annoncé d’anticonstitutionnel. Après tout, c’est le droit des électeurs de voter ou pas, a-t-il souligné.

Le candidat du CDC, Winston Tubman, (à dr.), en compagnie de son co-listier George Weah.

Le candidat du CDC, Winston Tubman, (à dr.), en compagnie de son co-listier George Weah.



« Nous appelons tous les militants du Congrès pour le changement démocratique et les Libériens bien intentionnés à ne pas légitimer la mascarade prévue le 8 novembre. Déjà, des milliers de nos partisans ont répondu à notre appel », a déclaré M. Tubman.

L’opposant libérien a demandé à ses militants de mener le boycott de manière pacifique. « Les yeux du monde sont rivés sur notre pays et nous, au niveau du Congrès pour le changement démocratique, ne devons recourir à la violence d’aucune façon. Nous pouvons accomplir plus en demeurant pacifiques, respectueux de la loi et responsables », a dit Winston Tubman, qui a appelé les forces de sécurité et les Casques bleus à ne pas menacer ou intimider ses partisans.

L’action de Winston Tubman montre qu’il n’est pas prêt à diriger le pays, a rétorqué la présidente Sirleaf. « Cette élection porte sur un choix entre l’espoir et la peur, entre le potentiel illimité de notre avenir et les aspects peu reluisants de notre passé, un passé où le droit de vote nous avait été dénié. »

M. Tubman soutient qu’il n’a pas d’autre choix que le boycott dans la mesure où ses allégations de fraude concernant le premier tour n’ont pas fait l’objet d’enquêtes adéquates de la commission électorale. Pour la présidente Sirleaf, son adversaire craint tout simplement de connaître la défaite aux urnes.

Les observateurs du Centre Carter et de la CEDEAO estiment que le premier tour a été libre et transparent. Quant au département d’Etat américain, il qualifie les allégations de fraude d’infondées, ajoutant que Washington est profondément déçu par la décision du parti de l’opposant libérien de boycotter le second tour.

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