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Libéria : échec du référendum sur la Constitution


James Fromayan, Président de la Commission électorale du Libéria

James Fromayan, Président de la Commission électorale du Libéria

De l’avis des leaders de l’opposition, certaines dispositions dans la nouvelle charte étaient conçues de façon à favoriser le Parti de l’unité, au pouvoir, lequel s’est prononcé en faveur de toutes les révisions proposées.

Au Libéria, les électeurs ont rejeté quatre propositions de changement à la constitution, dans un référendum, la semaine dernière. L’un de ces amendements aurait eu pour effet le report de la présidentielle.

Les parlementaires libériens avaient proposé que la date des élections nationales soit retardée d’environ un mois, soit le 8 novembre, au lieu du 11 octobre, afin d’éviter la saison des pluies. Cependant, la Commission electorale a annoncé mercredi que les électeurs ont rejeté la proposition, ainsi que trois autres. Aucune des quatre propositions d’amendement n’a obtenu la majorité des deux-tiers requise.

Ce résultat représente une victoire pour le principal parti d’opposition, le CDC (ou Congrès pour le changement démocratique), qui avait préconisé le boycott de cette consultation populaire. “Nous avons compris la nécessité pour nos membres de s’abstenir. Nous n’avons pas confiance en ce processus. Nous n’avons pas confiance dans les autorités de la Commission nationale electorale. Voilà pourquoi nous continuons d’exiger un changement au timon de cette institution. Nous n’avons aucun regret d’avoir appelé au boycott de ce référendum. Nous sommes heureux que les Libériens aient dit NON à tous les changements proposés,” a déclaré Steve Cooper, un responsable au CDC.

De l’avis des leaders de l’opposition, certaines dispositions dans la nouvelle charte étaient conçues de façon à favoriser le Parti de l’unité, au pouvoir, lequel s’est prononcé en faveur de toutes les révisions proposées.

La présidente Ellen Johnson Sirleaf (Malabo, juillet 2011)

La présidente Ellen Johnson Sirleaf (Malabo, juillet 2011)



L’amendement le plus controversé aurait réduit de 10 à 5 le nombre d’années consécutives qu’un candidat doit rester au Libéria, avant de pouvoir briguer la suprême magistrature de l’Etat. Les adversaires de cette mesure avaient fait savoir qu’elle contribuerait à diviser le vote de l’opposition en augmentant le nombre des candidats; ce qui, disent-ils, faciliterait la réélection de la présidente Ellen Johnson Sirleaf.

Autres changements envisagés, mais rejeté par l’électorat libérien: l'augmentation de l’âge de retraite des juges de la Cour suprême et l’élimination d’un second tour, d’ailleurs coûteux, pour les élections législatives.

Seulement 34, 2 pourcent de Libériens en âge de voter ont pris part à ce référendum, a annoncé la Commission électorale.

Cliquez sur le lecteur ci-dessous pour écouter ce reportage avec Chérubin Dorcil.

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