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Liberia : la commission électorale propose une clause de résidence plus courte pour la présidentielle


La présidente Sirleaf

La présidente Sirleaf

Pour l’étudiante Beatrice Nappy, un échec de la mesure réduisant le délai de résidence profiterait surtout à l’ancien leader rebelle Prince Johnson. « La plupart des jeunes au Liberia préfèrent le Révérend Kennedy parce qu’il a une vision pour la jeunesse. Mais s’il est bloqué par la clause des cinq ou dix ans de résidence, je pense que les jeunes n’auront pas d’autres choix que de soutenir l’ancien seigneur de guerre Prince Johnson. La plupart des ex-combattants croient en lui », explique cette étudiante.

La Commission électorale du Liberia demande aux électeurs de modifier les conditions de résidence pour les candidats à l’élection présidentielle. Un tel changement accroitrait le nombre d’adversaires de la présidente Ellen Johnson Sirleaf à la présidentielle d’octobre.
Sous la loi actuelle, les candidats à la présidence libérienne doivent justifier d’au moins 10 ans de résidence continue au pays et la Commission électorale propose un référendum au mois d’août pour ramener ce délai à cinq ans.

George Weah

George Weah

« Nous mettons ensemble le plan opérationnel de base, toutes les différentes préparations pour sensibiliser les Libériens, notre stratégie et comment nous entendons traduire le message selon lequel les gens doivent voter des programmes et non des individus », a expliqué Bobbby Livingstone, le porte-parole de la Commission électorale.

En cas d’adoption, la nouvelle mesure ouvrirait la course à la présidence à un plus grand nombre de candidats. « Si vous l’appliquiez, cela vaudrait pour George Weah, Charles Brumskine, Winston Tubman, Nathaniel Barnes, et autres. De ceux qui aspirent à être président, combien sont en mesure de justifier de dix ans de résidence au pays ? », s’est demandé James Fromoyan, président de la Commission électorale.

le président de la Commission électorale,James Fromayan

le président de la Commission électorale,James Fromayan

Winston Tubman, ancien ministre de la Justice, est porte-étendard du principal parti d’opposition, avec pour colistier, l’ancien footballeur George Weah, arrivé deuxième à la dernière présidentielle.

Un autre candidat qui compte sur le changement de la condition de résidence est le Révérend Kennedy Sandy, qui a lancé sa campagne en décembre en promettant la décentralisation du pouvoir et la lutte contre la corruption. Ses partisans se recrutent essentiellement parmi les jeunes.

Charles Brumskine

Charles Brumskine

Pour l’étudiante Beatrice Nappy, un échec de la mesure réduisant le délai de résidence profiterait surtout à l’ancien leader rebelle Prince Johnson. « La plupart des jeunes au Liberia préfèrent le Révérend Kennedy parce qu’il a une vision pour la jeunesse. Mais s’il est bloqué par la clause des cinq ou dix ans de résidence, je pense que les jeunes n’auront pas d’autres choix que de soutenir l’ancien seigneur de guerre Prince Johnson. La plupart des ex-combattants croient en lui », explique cette étudiante.

Parmi les mordus de Prince Johnson, l’ancien rebelle Jerry Tah, qui avait voté pour George Weah la dernière fois. « Depuis que nous avons appris qu’un ancien rebelle allait entrer en lice, un certain nombre d’entre nous avons décidé de le soutenir. Nous pensons qu’il est plus à même de nous protéger et de s’occuper de nous en tant que combattants. Les gens nous traitent de tous les noms d’oiseaux, y compris de criminels, de tueurs, etc. » déplore l’ancien rebelle Jerry Tah.






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