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Libération de trois otages détenus depuis plus d'an en Centrafrique


Un berger garde son troupeau près de Bouar, où les trois otages avaient été enlevés, en Centrafrique, le 9 mars 2014.

Un berger garde son troupeau près de Bouar, où les trois otages avaient été enlevés, en Centrafrique, le 9 mars 2014.

Trois otages centrafricains, détenus depuis plus d'un an par un groupe rebelle dans l'ouest de la Centrafrique, ont été libérés et remis aux autorités.

"Trois otages centrafricains enlevés le 15 juillet 2015 par des hommes armés ont été libérés samedi et remis aux autorités de la région de Bouar" a affirmé à l'AFP un officier de la gendarmerie locale.

Le sous-préfet, le maire de la localité de Baboua (ouest) et un pasteur de la région, qui avaient été enlevés par des hommes armés non identifiés, ont été remis samedi par des éléments du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine.

Le FDPC avait toujours nié avoir enlevé et détenu les trois otages, accusant des hommes armés agissant pour le compte d'autres groupes rebelles.

Abdoulaye Miskine est un ancien allié de la rébellion de la Séléka, coalition rebelle à dominante musulmane qui a été au pouvoir à Bangui de mars à décembre 2013.

Il avait été arrêté en 2014 à la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique, et détenu par Yaoundé durant plusieurs mois.

Cette libération intervient quelques jours après celle dimanche de 13 otages camerounais, enlevés il y a un an dans la même région frontalière du Cameroun, lors d'une attaque attribuée au groupe rebelle de Miskine.

Les conditions de ces libérations - éventuel paiement de rançon ou libération de rebelles - n'ont pas été précisées.

Dans un communiqué, la force onusienne Minusca dont l'AFP a reçu une copie, s'est "réjouie de la libération" des otages, réitérant "son appel à tous les groupes armés à renoncer à la violence d'une manière inconditionnelle".

Lorsque la Centrafrique a plongé dans le chaos en 2013-2014, ravagée par de sanglants affrontement inter-communautaires, les attaques et enlèvements attribués aux groupes armés centrafricains se sont multipliés dans la région frontalière de l'est du Cameroun. Un calme précaire est revenu depuis plusieurs mois.

Avec AFP

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