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Libération de 12 militants de la société civile au Tchad


Douze militants la société civile tchadienne arrêtés lundi dans la capitale N'Djamena en marge d'une manifestation contre le président Idriss Déby Itno ont été relaxés mercredi, a-t-on appris de source judiciaire.

"Ils ont été relaxés au bénéfice du doute", a déclaré à l'AFP le procureur général de la cour d'appel.

Les militants, qui appartiennent au mouvement citoyen Iyina ("on est fatigué" en arabe dialectal tchadien), avaient été arrêtés lundi dans l'enceinte de la bourse de travail de N'Djamena en marge d'une manifestation.

Le mouvement Iyina avait appelé à manifester contre le pouvoir en place à l'occasion de l'anniversaire du premier tour de la présidentielle de 2016, qui avait abouti à la victoire contestée d'Idriss Déby Itno pour un cinquième mandat présidentiel.

Le porte-parole d'Iyina et coordinateur au Tchad de la campagne internationale "Tournons la page" pour la démocratie en Afrique, Nadjo Kaina, arrêté le 6 avril à N'Djamena par des agents de l'Agence nationale de la sécurité (ANS), est quant à lui toujours porté disparu.

L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty international, la Convention tchadienne pour la défense des droits de l'homme (CTDDH) et le collectif tchadien "Ca doit changer", ont dénoncé ces vagues d'arrestation.

Pays producteur de pétrole et allié de la France dans la lutte antijihadiste, le Tchad d'Idriss Déby, au pouvoir depuis 1990, traverse une grave crise économique et sociale aggravée par l'effondrement des prix du pétrole.

Avec AFP

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