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Libération d'une militante pro-Gbagbo incarcérée depuis 9 mois

  • VOA Afrique

Vue du tribunal d'Abidjan où est jugée Simone Gbagbo, le 2 octobre 2016 (VOA/Nicolas Pinault)

La justice ivoirienne a accordé la "liberté provisoire" à une responsable des femmes du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l'ex-président Laurent Gbagbo, incarcérée depuis août 2016 à Abidjan pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", a annoncé son avocat.

"Mme Antoinette Rouissa Meho, 60 ans a bénéficié d'une mise en liberté provisoire ordonnée par la chambre d'accusation de la Cour d'appel" a affirmé à l'AFP son avocat, Me Toussaint Dako.

"Nous sommes heureux que Mme Meho, inculpée d'atteinte à la sûreté de l'Etat, vol d'armes et de munitions, participation à une bande armée et détenue sans jugement depuis près de dix mois, ait été libérée" a-t-il souligné, déplorant des "accusations grossières".

L'opposante avait été arrêtée le 10 août 2016 à son domicile de Yopougon, quartier populaire de l'ouest d'Abidjan, par neuf personnes se présentant comme des agents de la DST, la Direction de surveillance du territoire.

Me Dako présente sa cliente comme une "femme convaincue et déterminée", qui s'apprêtait à témoigner au procès de l'ex-première dame de Côte d'Ivoire Simone Gbagbo accusée de crimes contre l'humanité.

L'arrestation de l'opposante "n'est nullement liée au procès", avait réagi le ministère ivoirien de la Justice dans un communiqué, précisant qu'elle "était recherchée depuis plusieurs mois, dans le cadre d'une procédure judiciaire, pour atteinte à la sûreté de l'Etat".

La Cour d'assises d'Abidjan a acquitté le 28 mars Simone Gbagbo. Elle était visée des chefs d'accusation de crimes contre l'humanité et crimes de guerre, commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois.

Cette crise avait été provoquée par le refus de son mari, le président Laurent Gbagbo, de reconnaître la victoire de son rival Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010.

Simone Gbagbo purge déjà une peine de 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", prononcée en 2015.

Avec AFP

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