Liens d'accessibilité

L’homme d’affaires au cœur de la crise diplomatique entre Berne et Tripoli, de retour en Suisse


Suite à l'arrestation d'Hannibal Kadhafi à Genève, le régime de Moammar Kadhafi avait pris une série de mesures contre Berne

Suite à l'arrestation d'Hannibal Kadhafi à Genève, le régime de Moammar Kadhafi avait pris une série de mesures contre Berne

Max Göldi avait été détenu en juillet 2008, suite à l'arrestation d’Hannibal Kadhafi deux jours auparavant à Genève, sur plainte de domestiques l'accusant de sévices.

Max Göldi, qui était retenu en Libye depuis près de deux ans, a quitté Tripoli dimanche soir et regagné la Suisse dans la nuit.

Employé de la société ABB, M. Göldi avait été arrêté en juillet 2008 avec un autre Suisse, Rachid Hamdani, à la suite de l'arrestation d’un fils du dirigeant libyen, Hannibal Kadhafi, deux jours auparavant à Genève, sur plainte de domestiques l'accusant de sévices. Hannibal Kadhafi avait rapidement été remis en liberté et les poursuites engagées contre lui ont été abandonnées.

Mais entre-temps, Tripoli avait accusé M. Göldi d’avoir fraudé le fisc et enfreint les lois sur l’immigration. Il vient de purger quatre mois de réclusion. Si les autorités libyennes ont toujours rejeté un lien entre l'arrestation de M. Göldi et celle d'Hannibal Kadhafi, les proches de l’homme d’affaire ont estimé qu’il a servi de bouc émissaire à la Libye. Tripoli avait également suspendu ses livraisons de pétrole à la Suisse, et retiré des millions de dollars des banques suisses.
Le gouvernement suisse avait alors interdit de séjours divers hauts responsables libyens.

La libération de M. Göldi entre dans le cadre d’un accord entre Tripoli et Berne qui devrait permettre de normaliser à nouveau leurs relations. Le ministre libyen des Affaires étrangères Moussa Koussa a par ailleurs fait savoir que la Suisse a versé 1,5 millions de dollars à Hannibal Kadhafi en indemnisation en rapport avec de mauvais traitements subis lors de son arrestation.

XS
SM
MD
LG