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L'évasion fiscale des multinationales irrite le Trésor américain, et les pays en développement


Le Trésor américain (AP)

Le Trésor américain (AP)

Tout comme le Trésor américain, les ministres des Finances des pays francophones dénoncent les stratégies d’optimisation fiscale des multinationales qui les privent de revenus.

L'administration américaine a récemment présenté une série de mesures pour contrer l'exil fiscal des multinationales. Certaines grandes entreprises se domicilient artificiellement à l'étranger pour échapper à l'impôt aux États-Unis, comme Burger King avec son achat de Tim Hortons.

D'autres multinationales du secteur agroalimentaire ou pharmaceutique s'apprêtent à déménager fiscalement dans des pays où l'impôt sur les sociétés est moins élevé qu'aux États-Unis. « Ces transactions érodent l'assiette fiscale américaine, plaçant injustement un fardeau plus lourd sur les autres contribuables, dont les petites entreprises et les travailleurs américains », a souligné le département du Trésor américain dans un communiqué.

L’indignation du Trésor américain est partagée par nombre de pays africains.

En marge des Assemblées Annuelles du FMI et de la Banque Mondiale, les ministres des Finances des pays francophones se sont rencontrés pour évoquer les problèmes de fiscalité, mais aussi de financement du développement, ainsi que la stagnation de l’aide. « Aujourd’hui on constate qu’à travers le monde entier, l’aide publique développement, à la faveur de la crise dans les pays de l’OCDE en particulier – le volume de l’aide publique au développement est train de baisser de manière drastique », a constaté le ministre des finances de la République Démocratique du Congo, Patrice Kitebi.

Les ministres des Finances des pays francophones se sont plaint que les « stratégies d’optimisation fiscale de la part des multinationales font qu’aujourd’hui beaucoup de pays africains sont privés des moyens nécessaires pour mener la lutte contre la pauvreté d’une manière victorieuse ».

Toujours selon M. Kitebi, les multinationales « bénéficient des exemptions, elles sont couvertes par un certain nombre de conventions qui font qu’un certain nombre d’impôts – elles ne les paient pas dans les pays où ils exploitent leurs activités, notamment dans le domaine des ressources naturelles - et ceci prive de beaucoup de ressources les pays à faible revenus, qui auraient pu leur permettre justement de financer les programmes de développement ».

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