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L'état d'urgence, prolongé dans le nord du Nigéria


Des Nigérians sur les ruines d'un bâtiment au Nigéria, suite à un attentat de Boko Haram

Des Nigérians sur les ruines d'un bâtiment au Nigéria, suite à un attentat de Boko Haram

Le parlement nigérian a prolongé de six mois l'état d'urgence dans les zones où l’armée affronte des militants islamistes. La chambre basse du parlement a voté en faveur du projet mercredi, 12 jours après qu'il eut obtenu l'approbation du Sénat.

Le président Goodluck Jonathan a décrété l'état d'urgence dans les Etats septentrionaux de Borno, Yobe et Adamaoua en mai, dans le cadre des efforts visant à vaincre les militants extrémistes islamistes de Boko Haram.

L'armée nigériane affirme avoir tué des dizaines de militants et détruit plusieurs de leurs camps, mais les attaques contre les civils se poursuivent.

On attribue à Boko Haram des milliers de morts dans des attentats lancés depuis 2009. La semaine dernière, le département d'Etat américain a inscrit Boko Haram et Ansaru, autre milice armée, sur la liste des organisations terroristes étrangères.

Dans un communiqué, la Maison Blanche avait précisé que ces « dernières années, Boko Haram et Ansaru ont été responsables de milliers de morts dans le nord et le centre du Nigeria, y compris des dizaines d'attaques contre des églises et des mosquées, des assassinats ciblés de civils, et l’attentat à la bombe kamikaze en 2011 contre le bâtiment des Nations Unies (ONU) à Abuja, qui a coûté la vie à 21 personnes et fait des dizaines de blessés ».

Maintenant que ces deux milices figurent sur la liste des organisations terroristes, l’espoir est qu’elles seront plus difficiles à financer.
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