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Les violeurs présumés d'une jeune lycéenne se sont évadés au Tchad


Zouhoura, la jeune fille violée, partait pour le lycée quand le viol collectif s'est produit. Photo prise dans un lycée au Tchad le 31 mai 2016. (VOA/André Kodmadjingar)

Zouhoura, la jeune fille violée, partait pour le lycée quand le viol collectif s'est produit. Photo prise dans un lycée au Tchad le 31 mai 2016. (VOA/André Kodmadjingar)

Au Tchad, deux des fils des dignitaires du régime en place au pouvoir impliqués dans le viol collectif d’une jeune lycéenne en février dernier se sont évadés de la maison d’arrêt de N’Djamena.

Accusés de viol collectif de Zouhoura, une jeune lycéenne tchadienne, deux des fils des dignitaires du régime au pouvoir avaient été envoyés dans la maison d'arrêt de N'Djamena.

Ils ont réussi à s'échapper et prendre la fuite.

Le point avec André Kodmadjingar au Tchad.

Les autorités judiciaires ont qualifié l’acte posé par ces présumés de "criminel", et passe nécessairement par une instruction préparatoire.

Après le premier interrogatoire à la prison de Koro Toro, le juge en charge du dossier a exigé qu’ils soient transférés à N’Djamena pour la suite de l’enquête.

Après une tentative de confrontation avec la victime, le juge d’instruction a organisé une confrontation entre les accusés eux-mêmes.

À l’issue de l'entretien, il a retenu un non-lieu contre deux d’entre eux et a renvoyé les six autres à la chambre d’accusation.

Le dossier suit son cours. Jeudi prochain, le procès doit se tenir devant la chambre d’accusation.

C’est pendant ce temps que les présumés Tidajani Abdoulaye Miss et Haggar Mahamat Brahim se sont évadés de la maison d’Arrêt de N’Djamena.

Le secrétaire général de la Convention tchadienne pour la défense des droits humains, Mahamat Nour Ibdou, parle d’"une complicité entre les agents de sécurité et les parents" de ces évadés.

Selon lui, ces détenus sont sortis par la porte sous prétexte qu’ils ont reçu de la visite pour s'enfuir.

Les autorités judiciaires ont mis aux arrêts le chef de sécurité de la maison d’arrêt Adoum Noukou et son adjoint Mahamat Goni, ainsi que les deux agents de sécurité qui étaient en faction. Le régisseur de la maison d’arrêt est relevé de ses fonctions.

Les quatre autres détenus restent en détention et sont toujours privés de la visite des parents.

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