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Les trois leaders religieux reconnaissent les faiblesses de la transition en Centrafrique


Nicolas Guérékoyame Gbangou, Oumar Kobine Layama et Dieudonné Nzapalainga à Washington, le 18 mars 2014

Nicolas Guérékoyame Gbangou, Oumar Kobine Layama et Dieudonné Nzapalainga à Washington, le 18 mars 2014

Invités sur la VOA, Nicolas Guérékoyame Gbangou, Oumar Kobine Layama et Dieudonné Nzapalainga se sont exprimés sur la crise centrafricaine depuis Washington.

Présents sur le plateau de Washington Forum, les trois leaders religieux centrafricains ont débattu de la crise dans leur pays

En visite dans la capitale fédérale américaine,

Nicolas Guérékoyame Gbangou, Oumar Kobine Layama et Dieudonné Nzapalainga sont venus aux Etats-Unis pour recevoir un prix décerné par Search For Common Ground.

Cette ONG honore chaque année des personnalités qui ont accompli de grandes choses pour résoudre les conflits et ramener la paix. Ce prix a déjà été décerné à des personnalités comme Desmond Tutu ou l’ancien président américain Jimmy Carter.

Selon les derniers chiffres du Haut-Commissariat pour les réfugiés, près de 410 000 personnes sont des déplacées internes en République centrafricaine, y compris plus de 60 000 d'entre elles se trouvant dans 34 sites à Bangui. Environ 420 000 réfugiés centrafricains ont fui vers les pays voisins.

Un chiffre en baisse mais qui reste préoccupant et ce malgré le déploiement de la Misca en septembre dernier. Amnesty International estime que cette mission "n’a pas encore pu arrêter ni prévenir la plupart de ces violations des droits de l’homme".

Pour Mgr Nzapalainga, l’insécurité reste la préoccupation majeure des Centrafricains, y compris à Bangui où il apparait bien aventureux de se promener la nuit. Cette semaine, la mission européenne en Centrafrique a prolongé son mandat jusqu’en mars 2015.

Le rapport final du groupe d’experts de l’ONU est sans équivoque : anti-balaka et Seleka restent maîtres de l'intérieur du pays et de ses ressources, même si ces deux groupes se divisent de plus en plus en factions. L'ONU estime que l’ouest du pays est sous contrôle des groupes anti-balaka, notamment les principaux axes et également les principales villes. A l’est et au nord, il y a plusieurs factions Seleka qui exercent un contrôle direct sur les principales villes et également leur influence sur les axes et les régions rurales.

Pour autant, les Centrafricains musulmans ont commencé à rentrer au pays, selon l'imam Layama.

Sur la gestion de Catherine Samba-Panza, les trois leaders reconnaissent les faiblesses de la présidente de la transition, fragilisée par les accusations de détournement du don angolais. Les élections n’auront pas lieu en février 2015 n'auront pas lieu.

Retrouvez l'intégralité de cette émission, jeudi, 19h TU dans Washington Forum

La VOA retransmettra aussi en webcast la conférence que les trois hommes donneront lundi de 19h à 20h30 TU au Centre américain pour la Paix

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