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Les transmissions interhumaines du MERS-CoV inquiètent l’OMS


Le virus MERS-CoV

Le virus MERS-CoV

Vive inquiétude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes Unis (EAU) continuant de comptabiliser de nouveaux cas d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) par transmissions interhumaines, notamment dans les établissements de soins.

De septembre 2012 à ce jour, l’OMS dit avoir été informée de plus de 250 cas - confirmés en laboratoire - d’infection par MERS-CoV, dont au moins 93 décès.

On ne connait aucun traitement, et il n’existe aucun vaccin contre la maladie. Par chance, elle ne semble pas particulièrement contagieuse, même si la récente recrudescence des infections reste préoccupante.

Jusqu'à présent, la plupart des cas graves ont été signalé chez des personnes souffrant d'autres problèmes de santé, comme le cancer, le diabète ou une maladie rénale, ou encore parmi des travailleurs de la santé qui sont en contact étroit avec les malades.
Le virus MERS-CoV est membre de la famille des coronavirus, qui comprend les germes qui causent le rhume, ainsi que le syndrome respiratoire aigu sévère, ou SRAS. Cette maladie, qui était apparue en Chine en 2003, a infecté près de 8.000 personnes dans 29 pays, faisant environ 800 morts avant d’être jugulée.

Le virus MERS-CoV a fait surface en Arabie Saoudite, avant de se propager dans le reste du Moyen-Orient ainsi qu’en Malaisie, en Egypte, aux Philippines et en Indonésie. Les malades souffrent de la fièvre et de la toux, ces symptômes pouvant dégénérer en pneumonie et insuffisance rénale.

Malik Peiris, directeur du centre de recherche sur la grippe à l'Université de Hong Kong, qui avait aidé à isoler le virus du SRAS en 2003, lui trouve une ressemblance troublante avec le MERS.

« Lorsque le SRAS a commencé, en Novembre-Décembre 2002, ce que nous voyions, c’était également des groupuscules de cas, des groupes de patients humains atteints de pneumonie sévère, et à l'époque personne ne savait ce que c'était », explique M. Peiris. Ce n’est qu’en janvier-février de 2003 que le virus a commencé à se transmettre de façon soutenue d'un être humain à l’autre, poursuit-il.

On a appris depuis que la pandémie de SRAS a été causée par un virus transmis par des chauves-souris chinoises et passé à l'homme.

Le virus MERS a été détecté dans un certain nombre d'animaux, y compris les chauves-souris et les chameaux. On ignore encore comment il a pu passer des animaux aux humains, puis d’un être humain à l’autre.
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