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Les sociaux-démocrates européens pour une "évolution" du Pacte de stabilité


Des pro-européens manifestent contre le Brexit à Londres, Grande-Bretagne, le 3 septembre 2016.

Des pro-européens manifestent contre le Brexit à Londres, Grande-Bretagne, le 3 septembre 2016.

Les présidents des groupes sociaux-démocrates des Parlements de l'Union européenne, réunis à Paris, ont jugé mardi "nécessaire" une "évolution" du pacte de stabilité, qui fixe notamment à 3% du PIB au maximum le déficit public des Etats membres.

"Nous allons mettre en place un groupe de travail sur les questions liées au pacte de stabilité et sa nécessaire évolution, à la gouvernance de la zone euro et à la convergence sociale et fiscale dans l'UE", a déclaré le chef de file des députés PS français Bruno Le Roux à l'issue de cette rencontre.

"Ce débat sur la souplesse budgétaire est très important. Il faut se doter de nouvelles règles en faveur de la croissance et de l'investissement", a renchéri l'Italien Ettore Rosato.

Alors qu'un sommet européen se tiendra vendredi à Bratislava pour discuter de l'avenir de l'UE après le Brexit, la gauche européenne plaide pour un assouplissement des règles budgétaires communes.

Le représentant du SPD allemand, qui fait partie de la grande coalition à Berlin, Thomas Oppermann, s'est dit également favorable à davantage de souplesse dans l'application du pacte, mais dans le cadre des traités existants. "Il n'y aurait pas de majorité pour changer les traités en ce moment. Mais dans le cadre actuel, il y a de la flexibilité pour gérer le pacte de manière à ce qu'il y ait plus de croissance", a-t-il estimé, espérant que le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker fasse "des suggestions en ce sens" mercredi devant le Parlement européen.

Dans la perspective du sommet de Bratislava, les dirigeants sociaux-démocrates ont également adopté une résolution sur la "mobilité de la jeunesse" en proposant que chaque jeune européen ait un accès accru à des expériences de mobilité dès son entrée dans l'enseignement secondaire.

"Dans ce cadre, chaque Etat membre devrait proposer l'accès à un séjour dans un pays de l'Union pour tout jeune dès le collège; l'accès à un engagement dans un service civique ou un volontariat dans un pays de l'UE et l'accès à des dispositifs d'information, d'aide à la formation et à la recherche d'emplois en Europe", écrivent ces responsables dans leur déclaration.

"Le renforcement de la construction européenne ne peut passer que par un grand projet pour la jeunesse" qui doit être une "véritable priorité politique européenne", estiment-ils.

Avec AFP

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