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Les shebab disent avoir repoussé un raid des forces spéciales américaines en Somalie


Toratorow, à 60 kilomètres au sud de la capitale somalienne Mogadiscio en Somalie.

Toratorow, à 60 kilomètres au sud de la capitale somalienne Mogadiscio en Somalie.

Les islamistes somaliens shebab ont affirmé avoir repoussé dans la nuit de lundi à mardi une attaque impliquant des membres des forces spéciales américaines, près de la ville de Toratorow, à 60 kilomètres au sud de la capitale somalienne Mogadiscio.

Des habitants ont confirmé qu'un raid héliporté mené par des troupes lourdement armées avait eu lieu, mais sans pouvoir attester de l'identité des soldats.

Les shebab, affiliés à Al-Qaïda, ont indiqué avoir été informés à l'avance de l'arrivée des assaillants, dans un communiqué publié sur le compte Instagram de leur antenne Radio Andalus.

"L'information était déjà arrivée quand ils ont quitté la base aérienne de Belidogle. Ils volaient à bord de deux hélicoptères et il se sont posés à quatre kilomètres de Toratorow pour marcher", a expliqué le groupe.

"Les forces parties à leur poursuite ont repoussé les Américains, il y a eu de durs combats pendant un moment. Les hélicoptères ont atterri et les ont ramassés sans qu'ils aient réussi leur mission", a-t-il ajouté.

Selon différentes sources, des commandos somaliens entraînés par l'armée américaine pourraient avoir pris part à cette attaque.

Il n'était pas possible de déterminer quelle était la cible exacte de cette opération. De tels raids héliportés ne sont normalement menés que pour secourir des otages ou éliminer de hauts dirigeants shebab.

"Il y a eu un raid la nuit dernière. Nous n'avons aucun détail, mais les informations dont nous disposons indiquent qu'une dizaine de membres des forces spéciales, dont certains étrangers, ont été impliqués dans le raid", a expliqué par téléphone Abdukadir Moalim, un chef coutumier d'un village voisin.

Des témoins ont confirmé que les hélicoptères avaient été utilisés et estimé que le raid avait duré plus de 40 minutes.

"Il y avait deux hélicoptères hier soir. Je les ai vus voler à basse attitude et nous pouvions entendre les échanges de coups de feu et les explosions", a raconté un autre habitant, Ahmed Faroje.

Les forces américaines comptent une cinquantaine d'hommes en Somalie, pour l'essentiel des soldats des forces spéciales formés pour la lutte antiterroriste.

Début mars, des avions et des drones américains avaient mené un bombardement meurtrier sur un camp des shebab, à quelque 200 kilomètres au nord de Mogadiscio, tuant selon le Pentagone plus de 150 d'entre eux.

Quelques jours plus tard, le Pentagone avait indiqué que des hélicoptères américains avaient transporté des soldats somaliens pour un raid - dont l'objectif et le bilan n'ont pas été précisés - dans la ville d'Awdhegele, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Mogadiscio.

Avec AFP

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