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Les résultats prometteurs d'un vaccin anti-HIV permettent un test à grande échelle


Les militants des droits civils marchant à l’ouverture de la 21e Conférence mondiale du sida à Durban, Afrique du Sud, 18 juillet, 2016. (AP Photo)

Les militants des droits civils marchant à l’ouverture de la 21e Conférence mondiale du sida à Durban, Afrique du Sud, 18 juillet, 2016. (AP Photo)

Les résultats prometteurs d'un essai préliminaire d'un vaccin contre le VIH présentés mardi, lors de la 21e conférence internationale sur le sida, vont permettre de mener une étude à plus grande échelle à partir de cette année, ont annoncé des chercheurs.

Deux millions et demi de personnes sont encore infectées chaque année dans le monde par le virus du sida (VIH), un chiffre qui ne recule plus depuis dix ans, selon une étude publiée mardi dans la revue médicale The Lancet HIV.

Les chercheurs planchent sur un remède pour guérir du sida, mais, ont-ils prévenu mardi, il reste extrêmement difficile de savoir quand et si ils vont y parvenir. Dans ce contexte, certains voient dans un vaccin le meilleur moyen de juguler la pandémie qui a fait plus de 30 millions de morts depuis les années 80.

Pendant 18 mois, 252 personnes en Afrique du Sud ont participé à un essai baptisé HVTN100.

Toutes avaient un très faible risque de contracter le virus HIV, l'objectif de cette phase de l'essai étant de s'assurer non de l'efficacité du vaccin mais qu'il était sûr.

Le système immunitaire a bien répondu au vaccin. "Nous voulions déterminer si ce candidat à un vaccin était sûr (...) et s'il était supportable" par les patients, a expliqué à l'AFP l'une des chercheuses du projet, le Dr Kathy Mngadi, à de la 21e conférence internationale sur le sida qui se tient cette semaine à Durban (Afrique du Sud).

L'essai était basé sur les résultats significatifs en 2009 d'un vaccin expérimental qui a réduit d'un tiers les risques de contamination par le virus du sida en Thaïlande.

Ce vaccin expérimental "nous a donné espoir, mais a aussi révélé tout ce que nous avions encore à apprendre", a expliqué la co-présidente de l'essai HVTN100, Fatima Laher.

Pour la deuxième phase de l'essai, qui débute en novembre, les scientifiques vont recruter 5.400 hommes et femmes sud-africains à haut risque, âgés de 18 à 25 ans. Il va s'agir de déterminer cette fois l'efficacité du vaccin testé.

"Nous espérons avoir des résultats dans les cinq ans", a précisé Glenda Gray, directrice de programme du HVTN Africa.

Lors de la dernière conférence internationale sur le sida, qui s'était tenue à Durban en 2000, les vaccins avaient à peine été évoqués, note Larry Corey du Réseau des essais de vaccin anti HIV. "C'est vraiment gratifiant de voir les progrès réalisés sur le plan scientifique", a-t-il commenté.

Avec AFP

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