Liens d'accessibilité

Les républicains refont leur unité contre Obamacare, annonce Trump


Donald Trump signe un premier décret contre la loi d'assurance santé "Obamacare" de son prédécesseur, ordonnant à son administration d'accorder le plus d'exemptions possibles à la réforme de 2010, détestée des conservateurs pour son coût et sa lourdeur, e

Donald Trump a affirmé samedi que "de grands progrès" avaient été effectués sur le projet républicain de réforme du système de couverture maladie, qui divise jusque dans son propre parti.

"Nous faisons de grands progrès sur le système de santé. Obamacare est en train d'exploser et ne va faire que s'empirer. Les républicains sont rassemblés pour faire le boulot", a-t-il indiqué sur Twitter, en référence au système de couverture santé mis en place par Barack Obama en 2010.

Donald Trump souhaite d'une part abroger la loi emblématique du mandat de Barack Obama, désengager l'Etat fédéral et déréguler le marché de l'assurance-santé, et d'autre part maintenir le haut niveau de couverture parmi les Américains qu'a permis d'atteindre Obamacare.

Mais les conservateurs espèrent encore convaincre le président de tirer vers la droite la législation de remplacement.

Le sort de millions d'Américains dépend de cette réforme, une grande promesse de campagne de M. Trump.

"Voici les faits, qui brisent le coeur: aujourd'hui les Américains payent en moyenne 3.000 dollars de plus par an pour leur assurance santé qu'avant l'entrée en vigueur d'Obamacare", a appuyé le vice-président Mike Pence lors d'un discours samedi à Louisville (Kentucky).

"Rien que l'an dernier, les cotisations ont augmenté en flèche de 25% et des millions d'Américains ont perdu leur couverture santé et perdu leurs médecins", a-t-il ajouté, présentant le projet de réforme républicain dévoilé lundi comme la solution.

"Nous allons donner davantage de choix aux Américains", a-t-il encore lancé. "Sous la direction du président Trump on va finalement autoriser les Américains à acheter des assurances santé en dehors de leur Etat, comme pour une assurance-vie, comme pour une assurance pour une voiture".

Obamacare avait permis d'assurer plus de 20 millions de personnes qui vivaient auparavant sans assurance, faisant chuter le taux de non-couverture de 16 à 9% de la population entre 2010 et 2016.

Le plan de remplacement proposé par les républicains est cependant très critiqué.

De nombreux groupes d'intérêts organisent la mobilisation, craignant que des millions de personnes ne puissent plus avoir les moyens de s'assurer, dans un pays où l'assurance maladie publique ne couvre que les plus de 65 ans et certaines catégories vulnérables.

Les démocrates s'opposent en bloc au projet et les républicains les plus conservateurs estiment au contraire qu'il ne va pas assez loin.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG