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Les républicains de la Chambre gardent Paul Ryan à leur tête


Le président de la Chambre des représentants Paul Ryan participe à la répétition à la Quicken Loans Arena de Cleveland, Ohio, le 17 juillet 2016.

Le président de la Chambre des représentants Paul Ryan participe à la répétition à la Quicken Loans Arena de Cleveland, Ohio, le 17 juillet 2016.

Sans opposition des ultra-conservateurs issus du Tea Party, Paul Ryan, 46 ans, a été désigné à l'unanimité par ses pairs lors d'un vote à huis clos au Capitole comme candidat officiel du parti majoritaire pour le poste de président de la chambre basse du Congrès, fonction qu'il occupe depuis environ un an.

Les républicains ont conservé la majorité dans les deux chambres du Congrès (Chambre des représentants et Sénat) lors des élections de la semaine dernière. Les nouveaux élus ne prendront leurs fonctions que le 3 janvier.

L'élection du "speaker" n'aura lieu qu'à la rentrée de janvier lors d'un vote de l'ensemble des parlementaires, démocrates et républicains.

Côté démocrate, des dissensions ont repoussé l'élection interne de leur chef au 30 novembre. C'est actuellement Nancy Pelosi, 76 ans, qui dirige le groupe minoritaire, mais un candidat d'une nouvelle génération pourrait contester son leadership, Tim Ryan, 43 ans.

Le nouveau Congrès est placé sous le signe de Donald Trump, qui aura les coudées franches pour appliquer son programme en accord avec les chefs républicains.

Preuve que la résistance des élus républicains au milliardaire s'est largement atténuée, chacun a reçu mardi en cadeau d'une membre de l'équipe de direction une casquette rouge marquée du slogan du candidat, "Make America Great Again" (rendre à l'Amérique sa grandeur).

Paul Ryan, qui avait gardé ses distances durant la campagne et même critiqué le candidat Donald Trump, parie sur la coopération et ne cesse de chanter les louanges du 45e président des Etats-Unis, qui prêtera serment au Capitole le 20 janvier.

"70% des Américains ont dit que l'Amérique était sur le mauvais chemin", a argumenté Paul Ryan mardi matin lors d'une conférence de presse. "Ils viennent de nous dire, prenons un autre chemin, meilleur. C'est notre travail. Ne regardons pas en arrière mais vers l'avant".

Sur la feuille de route de Donald Trump et des républicains figurent l'abrogation et le remplacement de la réforme du système de santé de Barack Obama, la construction d'un mur ou d'une clôture à la frontière avec le Mexique ou encore une grande baisse d'impôts.

"Le président élu et moi sommes sur la même longueur d'onde", a insisté Paul Ryan. "Je parle avec Donald Trump tous les jours ou presque".

Les républicains disposeront d'au moins 239 sièges contre 193 pour les démocrates à la Chambre, et d'au moins 51 sièges sur 100 au Sénat, tous les résultats n'étant pas encore disponibles.

Avec AFP

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