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Les réactions dans le monde sur la crise au Burkina Faso


President Blaise Compaore

President Blaise Compaore

Cette crise au Burkina a été suivie un peu partout dans le monde, un émissaire des Nations Unies est d’ailleurs attendu sous peu à Ouaga. Cette nuit c’est Washington qui a salué la décision de Blaise Compaoré de retirer la révision constitutionnelle.

C’est par un communiqué que le Département d’Etat a salué "la décision de former un gouvernement d’union nationale pour préparer les élections et le transfert du pouvoir à son successeur élu démocratiquement."

Washington attend que la transition ait lieu en 2015.

Les Etats-Unis regrettent pourtant "les violences et les pertes de vie jeudi au Burkina Faso et appellent toutes les parties à éviter de nouvelles violences."

Autres réactions, l'Union africaine a fait part de sa "profonde préoccupation" et appelé "toutes les parties concernées à faire preuve de la plus grande retenue".

L'Union européenne a lancé un appel à "engager rapidement un dialogue" et à mettre fin aux violences.

Partenaires du Burkina Faso, qui joue un rôle-clé dans l'instable zone sahélienne, Paris et Washington étaient auparavant montés au créneau.

La France, ex-puissance coloniale, a ainsi plaidé pour un "retour au calme".

C'est l'émissaire de l'ONU pour l'Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas, qui se rendra ce vendredi, au sein d'une mission de paix conjointe à l'Union africaine et à la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest

La CEDEAO explique dans un communiqué "suivre avec une grande préoccupation, les événements en cours au Burkina Faso et les tensions générées par le processus visant à examiner le projet de loi portant révision de la Constitution."

La CEDEAO prend acte de la décision du gouvernement de procéder au retrait de ce projet de loi et ne reconnaitra aucune accession au pouvoir par des voies non constitutionnelles."

Cette crise burkinabè est aussi suivie avec attention sur le continent alors que le débat constitutionnel couve aussi au Burundi, en RDC ou au Congo.

Peut-il y avoir un printemps noir comme certains le font déjà en parallèle avec le printemps arabe de 2011 ?

Dany Ayida, directeur des programmes du National Democratic Institute pour le Burkina, est un observateur avisé de la scène politique du Burkina Faso

Il voit une lueur au bout du tunnel après la longue querelle sur la modification de la Constitution, et des leçons pour l’Afrique.

En Afrique justement, comment réagissent les populations suite a ce soulèvement des Burkinabès ?

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