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Les radios privées contre la fermeture annoncée de 47 d'entre elles au Mali

  • VOA Afrique

Des personnes demandent la libération du présentateur radio Mohamed Youssouf Bathily connu sous le nom de "Rasbath", à Bamako, au Mali, le 17 août 2016.

La principale association des médias audiovisuels privés au Mali s'est insurgé dimanche contre la fermeture annoncée par les autorités de 47 radios privées, demandant un délai pour qu'elle se conforme à la réglementation.

"Il faut donner le temps à ces radios de se conformer à la loi. On ne ferme pas une radio comme on ferme une boutique, et il faut éviter le +deux poids, deux mesures+", a déclaré à la presse Bandiougou Danté, président de l'union des radios et télévisions libres du Mali (Urtel).

Jeudi, la Haute autorité de la Communication (HAC), chargée de réguler le secteur des médias au Mali, avait annoncé la fermeture prochaine de 47 radios privée pour "non respect de la loi".

"Des mises en demeure (...) ont été envoyées à des radios qui ne respectent pas les règles", avait déclaré jeudi le président de la HAC Fodié Touré. Faute de s'être conformées à la réglementation, malgré ces mises en demeure, "47 radios privées ont reçu l'ordre de fermer ", avait-il précisé devant la presse.

Selon le président de l'Urtel, les radios visées ces ordres de fermeture, n'ont pas d'autorisation d'émettre ou ont une autorisation provisoire.

"Le problème est que des radios à l'intérieur du pays (n')ont (qu')une autorisation provisoire et sont utiles aux populations locales", a-t-il expliqué, dénonçant le "piston" ayant permis à d'autres d'avoir des autorisations définitives.

"Ca fait deux poids, deux mesures et ce n'est pas normal", s'est insurgé M. Danté.

"Nous voulons aider à réguler le secteur, à lutter contre les radios qui ne respectent pas la déontologie, mais de grâce, qu'on aide les radio +grandir+", a ajouté le président de l'Urtel, qui réunit près de 400 radios libres réparties sur le territoire.

Avec AFP

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