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Les Pma veulent forger des partenariats contre la pauvreté


L'agriculture pourrait absorber la main-d'oeuvre jeune et aider les Pma à sortir de la pauvreté (AP)

L'agriculture pourrait absorber la main-d'oeuvre jeune et aider les Pma à sortir de la pauvreté (AP)

Les Pays les moins avancés (Pma) se veulent une force de ralliement de partenariat contre la pauvreté. C’est ce qu’affirme le directeur du Bureau régional pour l’Afrique du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), Abdoulaye Mar Dieye.

Cotonou accueille cette semaine un sommet des Pma, parrainé par le président Thomas Boni Yayi. Il s’agit, a expliqué M. Mar Dieye, qui participe activement à la rencontre, de discuter de la mise en œuvre du programme d’Istanbul. C’est dans cette ville turque que les Pma avaient d’abord cherché en 2011 à cibler les moyens d’éliminer la pauvreté, de réduire les écarts entre les revenus et de lutter contre les faiblesses structurelles de leurs économies.

Dans une interview avec la Voix de l’Amérique (VOA), M. Mar Dieye a rappelé qu’en 40 ans, seulement 4 pays sont sortis du groupe des Pma : le Cap Vert, les Maldives, le Botswana et Samoa. Une lenteur jugée « à la limite inacceptable » par les participants à la rencontre d’Istambul, a-t-il dit.

La réunion de Cotonou vise à identifier des partenariats entre les Pma, et d’autres partenaires, pour mieux mobiliser les fonds extérieurs et les ressources domestiques, a fait valoir M. Mar Dieye. Parmi les autres sujets abordés : la nécessité d’investir dans l’éducation pour pouvoir tirer parti du « dividende » représenté par la population jeune du continent.

« Côté gouvernance, en ce qui concerne l’Afrique, il y a eu énormément d’améliorations », constate le directeur du Bureau régional pour l’Afrique du Pnud. Ce qui est reflété dans le taux de croissance du continent, ajoute-t-il. Ce qui inquiète plutôt, c’est « la faiblesse de la transformation structurelle des économies africaines, ou des Pma en général ». La croissance dans trop d’entre elles repose encore sur seulement un ou deux secteurs – très souvent de matières premières privées de valeur ajoutée. Ce qui rend ces économies très vulnérables au ralentissement de l’économie mondiale, note l’expert.

Autre sujet d’inquiétude : la croissance de l’économie africaine n’a pas eu d’impact sur la pauvreté. « Il faudra beaucoup travailler sur la réduction des inégalités », juge M. Mar Dieye.

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