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Les pays non-membres de l'OPEP discutent d'une réduction de la production


Les responsables de l'OPEP discutent à Vienne avec la Russie et d'autres pays n'appartenant pas à l'organisation afin d'envisager un plan de réduction de l'offre de pétrole en vue de diminuer la surproduction et d'augmenter les prix.

"La procédure de rétablissement a pris trop de temps et nous ne pouvons prendre le risque de retarder l'ajustement plus longtemps" a affirmé Mohamed Barkindo, secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, prenant la parole à l'ouverture des débats de cette rencontre technique annoncée.

"Aussi, nous pourrions attendre un maximum d'engagement de tous les membres et non-membres de l'OPEP dans ce but et nous en attendons pas moins dans la mesure où c'est notre engagement, non seulement pour nos pays membres mais pour la communauté dans son ensemble" a-t-il dit.

La délégation russe s'est refusé à tout commentaire avant la réunion. Mais l'OPEP et la Russie - principal producteur de pétrole avec l'Arabie saoudite - ont tenu plusieurs réunions récemment afin de resserrer leur coopération pour diminuer la volatilité des prix.

"Il y a un besoin pressant et urgent d'accélérer le rééquilibrage" a dit le ministre russe de l'énergie, Alexander Novak, lors d'une récente visite à Vienne. D'autres pays non-membres de l'OPEP participent à cette réunion technique notamment Oman, la Bolivie et l'Azerbaijan.

"Nous allons discuter des positions connues des pays, d'abord pour tous les pays de l'OPEP" a dit à la presse le ministre azerbaijanais de l'Energie, Natig Aliyev, à Vienne. Certaines mesures doivent être "prises pour stabiliser le marché" a-t-il ajouté.

Vendredi, les pays membres, menés par l'Arabie Saoudite, se sont réunis afin d'envisager les détails du plan destiné à être adopté lors du sommet de fin novembre.

De façon surprenante, le cartel s'est entendu le mois dernier pour réduire la production de 750.000 barils/jour afin de la maintenir entre 32,5 et 33 millions de B/J.

Cette annonce, la première du genre depuis 2008, a fait monter les prix. Depuis deux ans la production a dépassé la demande, entrainant une chute des prix, parfois supérieurs à 100$ le baril en juin 2014 pour descendre à moins de 30$ en février dernier.

Les prix se maintiennent actuellement aux environs de 50$ le baril, encore trop bas pour assurer les revenus des pays qui en dépendent. Mais des obstacles subsistent à un nouvel accord tant que des pays membres de l'OPEP refusent de réduire leurs productions.

L'Iran, principal rival de l'Arabie saoudite dans la région, qui subit encore les conséquences des sanctions économiques occidentales qui l'ont paralysée avant d'être levées seulement en janvier, s'est exempté de la réduction de sa production.

L'Irak a également annoncé qu'elle ne participerait pas à un accord car elle est engagée dans une guerre contre l'organisation Etat islamique (EI). Cela pourrait enrayer tout accord à l'OPEP, estiment certains analystes.

Avec AFP

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