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Les pays arabes, l'Iran et Israël condamnent l'attentat "terroriste" de Nice


Le président Béji Caïd Essebsi de la Tunisie, 29 mars 2015.

Le président Béji Caïd Essebsi de la Tunisie, 29 mars 2015.

Les pays arabes, l'Iran et Israël ont vivement condamné vendredi l'attentat qui a fait plus de 80 morts la veille à Nice et appelé à intensifier les efforts pour faire face au fléau du "terrorisme".

Alors que l'auteur de l'attaque a été identifié comme un franco-tunisien, la Tunisie, victime ces dernières années d'attentats meurtriers, a dénoncé un acte "terroriste lâche" et "exprimé ses profondes condoléances à la France". Son président Béji Caïd Essebsi a appelé à la "solidarité" dans la lutte antiterroriste.

Jeudi soir à Nice, dans le sud-est de la France, un homme a foncé avec un camion sur la foule qui assistait au feu d'artifice à l'occasion de la fête nationale, tuant au moins 84 personnes et en blessant des dizaines, avant d'être abattu par la police.

En Egypte, la plus haute institution de l'islam sunnite, Al-Azhar, a estimé que ces "attaques terroristes abominables contredisent les enseignements de l'islam" et souligné "la nécessité d'unir les efforts pour vaincre le terrorisme et débarrasser le monde de ce mal".

Les six monarchies arabes du Golfe ont condamné l'attaque "terroriste". En Arabie saoudite, le roi Salmane a, dans un message de condoléances au président François Hollande, "affirmé la solidarité du royaume avec la France" et réitéré sa position "rejetant le terrorisme sous toutes ses formes" et la nécessité des efforts internationaux en vue de l'éradiquer".

L'Arabie saoudite, frappée il y a une dizaine de jours par des attentats meurtriers, est comme la France membres de la coalition internationale qui, sous la conduite des Etats-Unis, lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak.

L'attaque n'a pas encore été revendiqué mais M. Hollande a souligné que "toute la France" était "sous la menace du terrorisme islamiste".

En Egypte, le président Abdel Fattah al-Sissi, dont le pays fait également face à des attentats jihadistes, a réaffirmé sa "pleine solidarité avec la France amie". Le terrorisme "ne connaît pas de frontières et détruit la vie d'innocents. De tels actes renforcent la détermination des pays épris de paix à vaincre le terrorisme".

Pour le grand mufti d'Egypte Shawki Allam, l'assaillant de Nice est un "extrémiste qui marche dans les pas du diable", alors que "l'islam n'a jamais appelé à faire couler le sang".

Le chef de la Ligue des Etats arabes, Ahmed Aboul Gheit, a lui aussi qualifié l'attaque de "terroriste et lâche".

Pour la Jordanie, cette "attaque brutale contre des innocents a montré une nouvelle fois les méthodes barbares et inhumaines des terroristes qui posent une menace à la paix et la sécurité mondiales".

L'Iran a présenté ses condoléances à la France après "l'acte terroriste" en estimant que "le terrorisme est un fléau qui ne peut être déraciné sans une unité et une collaboration internationales".

En Algérie, le président Abdelaziz Bouteflika a exprimé dans un communiqué sa "profonde indignation", en appelant "la communauté internationale à faire front face au terrorisme avec une solidarité plus efficace et sous l'égide des Nations unies".

L'Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas a condamné "un acte sauvage" qui "affecte la France, mais aussi la liberté, l'égalité et la fraternité".

En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a condamné l'attaque "horrible". "C'est encore un rappel que le terrorisme peut frapper n'importe où (...). Israël se tient aux côtés du peuple français et offre son aide au gouvernement français pour lutter contre ce mal qui doit être éradiqué".

Avec AFP

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