Liens d'accessibilité

Les parlementaires américains, déchaînés contre la Russie


Le Capitole à Washington, D.C. (Diaa Bekheet/VOA)

Le Capitole à Washington, D.C. (Diaa Bekheet/VOA)

Les parlementaires américains – démocrates aussi bien que républicains - sont unanimes à dire que la Russie doit rendre des comptes, suite à la perte du vol MH17, mais que Washington aura besoin du soutien entier de l’Union européenne (UE) pour avoir un impact sur le régime Poutine.

La perte du vol de la Malaysia Airlines dans l'Est de l'Ukraine a suscité les déclarations antirusses les plus féroces entendues sur Capitol Hill depuis l'époque de la Guerre Froide. Au Sénat, le républicain Dan Coats a estimé que le président russe Vladimir Poutine est motivé par « des insécurités pathologiques» et des « ambitions impériales », et doit être contraint de mettre un terme à l'intervention russe en Ukraine.

« Je suggère de faire tout le nécessaire pour mettre à genoux l'économie de la Russie. Il faut s’assurer que la bourse (russe) chute », a dit le sénateur Coats, qui a appelé l’UE à appuyer les embargos contre les exportations et importations russes.

Car pour que les nouvelles sanctions soient efficaces, les États-Unis et leurs alliés européens doivent présenter un front uni, a renchéri le sénateur démocrate Chris Murphy.

« Bruxelles a la possibilité d'envoyer un message sans équivoque à la Russie cette semaine, à savoir que ses provocations continues dans l'est de l'Ukraine, qui ont maintenant entrainé la mort de centaines d'Européens, auront des conséquences. Poutine hésitera en constatant qu'il y a des conséquences réelles pour son économie », a déclaré M. Murphy. Mais seuls, les États-Unis auront beaucoup plus de mal à avoir un impact, a-t-il souligné.

L'UE a annoncé un renforcement des sanctions ciblées contre la Russie, tout en évoquant l’adoption de mesures supplémentaires plus tard d’ici à la fin de la semaine.

Washington et Bruxelles doivent faire davantage pour cibler les secteurs les plus performants de l’économie russe, dont le secteur de l'énergie, a fait valoir le président du Comité des Affaires étrangères du Sénat, le démocrate Robert Menendez.

Mais d’autres législateurs américains s’inquiètent de l’impact des sanctions sur certaines des économies de l’UE. Pour le sénateur républicain John McCain, tant que l'Europe dépendra de la Russie au plan énergétique, les sanctions européennes resteront timides.

XS
SM
MD
LG