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Les Nations Unies suspendent leur soutien à l’offensive contre les Fdlr


Le chef de la Mission des Nations Unies en RDC, Martin Kobler

Le chef de la Mission des Nations Unies en RDC, Martin Kobler

Le porte-parole des Nations Unies a annoncé cette décision mardi à la correspondante de la VOA à New York.

Selon le porte-parole des Nations Unies, Stephan Dujarric, l’ONU est opposée au maintien de deux officiers congolais impliqués dans des crimes graves, au commandement de l’offensive que l’armée congolaise a lancée la semaine dernière contre les rebelles hutu rwandais des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDRL) dans l’Est.

"Nous avons soulevé les préoccupations reliant les deux généraux des FARDC à des violations des droits de l'homme, et donc nous avons suspendu notre soutien aux FARDC sur les opérations anti-FDLR », a déclaré M. Dujarric, rappelant l’engagement des Nations Unies au respect des droits l’homme.

Contacté par la VOA, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende a indiqué que les autorités congolaises n’ont aucune information documentée sur les crimes qui sont reprochés à ces « deux officiers que la RDC a souverainement désigné pour commander ces opérations. »

M. Lambert a soutenu que son gouvernement continue à attendre que l'ONU lui fournisse l’information documentée de ces crimes.

Le porte-parole du gouvernement congolais a cependant qualifié d’inacceptable cette attitude des Nations Unies qui, pour lui, sont plutôt responsables de la présence des FDRL en RDC.

« La décision… implique que les Nations Unies, après avoir été à la base de cet envahissement du territoire de la RDC par une force négative comme les Fdlrs en 1994 pour avoir forcé le régime du défunt président Mobutu à recevoir ces gens, s’exonèrent de la responsabilité de gérer la solution de ce problème et laissent la gestion entièrement entre les mains de la RDC », a affirmé Mende.

Le porte-parole du gouvernement a aussi ajouté que l'opération se poursuivra avec ou sans les Nations Unies, par devoir de sauvegarde de la souveraineté nationale.

M. Dujarric a, pour sa part, révélé que les Nations Unies restaient en contact de haut niveau avec le gouvernement congolais et étaient confiantes qu’une solution serait trouvée.

Les Nations Unies avaient donné deux semaines aux autorités congolaises pour résoudre les problèmes mais rien n’a été fait.

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