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Les militaires burkinabés peuvent désormais accéder aux postes de hautes fonctions


Salif Diallo, président de l'assemblée nationale au Burkina, le 28 novembre 2016. (VOA/Zoumana Wonogo)

Salif Diallo, président de l'assemblée nationale au Burkina, le 28 novembre 2016. (VOA/Zoumana Wonogo)

Les députés burkinabés ont modifié la loi prise sous la transition qui interdisait aux militaires d'être nommés à de hautes fonctions comme ministres, ambassadeurs, directeurs généraux. Ils ont aussi repris la loi sur les conditions d'avancement dans l'armée. Le militaire qui veut faire de la politique doit démissionner de l'armée.

Sur les neuf présidents qui gèrent le Burkina depuis son indépendance en 1960, seulement trois sont des civils. Une situation qui démontre l'omniprésence de l'armée dans les affaires politiques au Faso.

Pour mettre fin à cette situation, le parlement de la transition avait adopté une loi interdisant aux militaires de d'occuper de hautes fonctions et de faire de la politique.

Alexandre Sankara porte lui, deux chapeaux : celui de député sous la transition et celui de député démocratiquement élu.

"J'étais un des rares à penser que la loi était trop surmesure", explique-t-il, "mais maintenant nous introduisons la possibilité aux militaires de faire de la politique".

Jean-Pierre Palm est colonel de l'armée et ancien ministre des sports. Il donne son avis sur le fait de lever l'interdiction faite aux militaires. "Il faut permettre à l'armée de vivre au sein du peuple", souligne-t-il.

Après l'adoption de la loi, le président de l'assemblée nationale Salif Diallo s'est adressé aux militaires. Il explique que "l'armée n'a pas à s'introduire dans la sphère politique" pensant que cette "loi est acceptable" dans le but de construire un "pays démocratique" et une "armée américaine".

Zoumana Wonogo, correspondant à Ouagadougou

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