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Les migrants africains en attente à Rome

  • Nicolas Pinault

Trois migrants libyens posent pour VOA Afrique dans un centre de la Croix Rouge, Rome, 5 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).

Trois migrants libyens posent pour VOA Afrique dans un centre de la Croix Rouge, Rome, 5 octobre 2015 (Nicolas Pinault/VOA).

Notre envoyé spécial Nicolas Pinault s'est rendu dans un camp de la Croix Rouge italienne derrière la gare de Tiburtina dans Rome, la capitale. Ces migrants, secourus en Méditerranée, sont d'abord débarqués en Sicile avant de gagner les grandes villes italiennes, plus au nord. Ils poursuivre leur périple et espèrent atteindre l'Allemagne ou la Suède.

Derrière la gare de Tiburtina, ce camp a été établi en juin cette année pour faire face a l’afflux de migrants en Italie. Il peut accueillir jusqu’a 200 personnes.

La Croix Rouge italienne fournit de la nourriture, un toit provisoire et surtout du réconfort. Ces personnes, en majorité des hommes, ont tout quitté tenter leur chance en Europe.

Ils restent dans le camp, quelques jours voire quelques semaines pour rendre des forces et poursuivre vers l’Allemagne ou la Suède. Ils viennent d’Erythrée, du Soudan de la Gambie ou du Mali

C’est le cas de Sama Tounkara, 23 ans, originaire de Bamako : "il n'y a pas de solution au Mali. On préfère venir que de rester là-bas et malgré les risques. J'ai pris tous les risques", résume-t-il, fataliste, à VOA Afrique.

Plus de 137 000 migrants sont arrivés en Italie depuis le début de l’année. Face à ce flux massif et continu, certains Italiens sont pris d’un élan de générosité

Ils apportent aux camps de quoi soulager les migrants, notamment des vêtements ou des jouets pour les enfants. Franco Vicari est un habitant de Rome. Ce sexagenaire est venu en voiture jusqu'au camp de Tiburtina.

"C'est le minimum qu'on puisse faire. Nous n'en avons pas besoin, c'est superficiel. C'est un problème humanitaire énorme qui ne laisse pas indifférent", dit-il

Deux autres camps non officiels sont établis à Rome mais les migrants essaient de fuir au plus vite ce provisoire pour ne pas s’installer dans la durée. En effet l’hiver approche à grands pas et les conditions de vie seront plus difficiles à supporter

Dawit s’inquiète. Cet Erythréen a laissé sa femme et ses enfants dans un camp de refugies à Khartoum. "C'est très dur de vivre ici. L'hiver va venir. Ils vont changer les tentes sinon on ne survivrait pas au froid."

Les associations d’aide aux migrants espèrent que les gouvernements européens trouveront rapidement une solution durable pour régler cette crise.

Lisez le prochain récit de Nicolas Pinault depuis la France.

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