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Les Maliens aux urnes aujourdh'hui


File d'attente des électeurs dans un bureau de vote à Tombouctou, ce matin.

File d'attente des électeurs dans un bureau de vote à Tombouctou, ce matin.

Les Maliens votent dans le calme au premier tour d'une présidentielle, considérée comme la première étape d’un processus visant au retour à l’ordre constitutionnel,

après 18 mois marqués par un coup d’Etat dans le Sud, l’occupation du Nord par les militants islamistes et l’intervention militaire française.

Les opérations de vote ont commencé lentement aux bureaux de vote, qui n’ont commencé à connaitre une affluence qu’une heure après leur ouverture. Aucun problème majeur n’a été signalé, bien que la sécurité reste un souci dans le Nord.

UN PRESIDENT DEMOCRATIMENT ELU POUR SORTIR DE LA CRISE

Files d’attente, à la mi-journée, devant un bureau de vote de la Commune 5 de Bamako. Parmi les gens attendant leur tour pour voter, Toumani Coulibaly, qui trouve que la situation actuelle doit changer:

Il s’agit-là de la sixième élection que le Mali ait connue depuis son independence. La participation électorale n’a jamais dépassé plus de 40%. Mais, pour certains, cette fois, c’est different.Cette election en effet spéciale, dit Amady Diallo:

Une faible participation électorale pourrait bien entamer l’autorité du vainqueur de cette élection. Certains candidats ont exprimé des soucis sur des possibilités de fraude, et on craint déjà qu’ils ne contestent les résultats. Mais les électeurs trouvent que les choses se déroulent sans accroc ce dimanche . L’électeur Naba Keita:

Le Mali n’a eu que quelques mois pour préparer cette présidentielle. Et les officiels disent avoir pu réaliser la distribution de 80% des cartes électorales biométriques avant le vote.

PAS D’INCIDENTS A DEPLORER DANS LE NORD

Dans les bureaux de vote de Bamako, soulignent-ils, une bonne partie du matériel électoral était en place à temps, mais certains électeurs ne savaient pas comment et où voter. La majorité des 7 millions d’inscrits du Mali vivent dans le Sud, mais c’est surtout dans le Nord – dans les localités tenues auparavant par les militants islamistes – que les autorités craignent le plus des problèmes. Les forces de sécurité sont en état d’alerte à Gao, cible d’attaques djihadistes et d’attentats-suicide depuis sa libération en janvier par les forces françaises et maliennes. Ces dernières, et les troupes de l’Onu veillent sur la sécurité du vote à travers le pays.

Les forces maliennes n’ont pu se déployer à Kidal qu’après un accord entre le gouvernement intérimaire et les rebelles touareg du MNLA.
Les habitants de la ville n’ont pas constaté, à la mi-journée, une grande affluence dans les bureaux de vote. La région a moins de 1% des électeurs inscrits du Mali, mais l’importance symbolique de ce fief des séparatistes touareg n’est pas à négliger.

Il y a 27 candidats dans cette élection. Un second tour est prévu le 11 août, si aucun d’entre eux n’obtient la majorité requise.
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