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Les Guinéens sont condamnés à s'entendre, rappelle le président du GOHA


Les troubles durent depuis des mois en Guinée

Les troubles durent depuis des mois en Guinée

Le gouvernement guinéen a déployé des soldats dans les villes frappées ces derniers jours par des violences interethniques qui ont fait au moins 54 décès, répertoriés à l'hôpital central de N'Zérékoré. Le président Alpha Condé a dit regretter « sincèrement » les violences.

Dans un discours à la nation, il a lancé un appel au calme, présentant ses condoléances aux victimes et à leurs familles. Il a condamné les sévices, disant que la lumière serait faite sur ces évènements tragiques. « Dans un état de droit, les citoyens ne doivent pas rendre justice eux-mêmes », a fait valoir M. Condé, dont les propos étaient relayés par la presse guinéenne.


Les dirigeants des milieux d’affaires guinéens, déjà très éprouvés par l’instabilité politique et les troubles des dernières années en Guinée, relèvent que la ville de N’zérékoré est un important centre commercial, et que le bilan économique des accrochages est également très lourd.

Cherif Mohamed Abdallah, président du Groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA) rappelle à ses compatriotes qu’ils sont condamnés à s’entendre, devant vivre ensembles, et qu’il est grand temps de s’atteler au travail. « Vraiment en Guinée, nous sommes condamnés à vivre ensembles », a-t-il dit à la Voix de l’Amérique (VOA), faisant valoir que dans cette affaire « nous sommes tous perdants », les seuls à souffrir des séquelles des violences étant les Guinéens.

« Nous sommes tous citoyens guinéens. On doit être tolérants entre nous, on doit régler tous les problèmes qui se passent entre nous à l’amiable. Tous les citoyens guinéens sont égaux devant la loi » a rappelé le président du GOHA.
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