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Les forces irakiennes reprennent des zones autour de Ramadi


Les forces irakiennes contre le groupe Etat Islamique à l’est de Ramadi en juillet 2015.

Les forces irakiennes contre le groupe Etat Islamique à l’est de Ramadi en juillet 2015.

Les forces de sécurité irakiennes ont repris le contrôle de plusieurs zones autour de Ramadi, se rapprochant un peu plus de la capitale de la province d'al-Anbar (ouest) prise en mai par les jihadistes, ont indiqué mercredi des responsables.

L'opération qui a mobilisé 2.000 hommes soutenus par les frappes de la coalition internationale conduite par les Etats-Unis, a réussi à reprendre au groupe Etat islamique (EI) plusieurs régions à l'ouest de la ville. Parmi les localités reprises aux mains de l'EI figurent Zankura, Albu Jleib, al-Adnaniya, une partie d'Albu Richa et la zone appelée kilomètre 5, a indiqué un général de brigade en charge des opérations à Al-Anbar. « Les forces de sécurité irakiennes ont également pris le contrôle de la route principale à l'ouest de Ramadi, qu'elles utilisent (dorénavant) pour soutenir les forces positionnées pour libérer » la capitale de la province, a indiqué à l'AFP Adhal Abid Fahdawi, membre du Conseil provincial.

Selon la Coalition, un total de 27 frappes aériennes ont été menées dans la région autour de Ramadi depuis début octobre. « L'aviation de la coalition a joué un rôle très important dans cette progression », a souligné M. Fahdawi. « Si les opérations se poursuivent à ce rythme, je m'attends à une libération de Ramadi à la fin du mois. » Ahmed al-Assadi, porte-parole de l'organisation paramilitaire Hached al-Chaabi également impliquée dans l'opération, a même prédit que la libération aurait lieu "dans les prochains jours". Des responsables irakiens, dont M. Assadi et le Premier ministre Haider al-Abadi, avaient déjà affirmé à la mi-mai, au moment où les jihadistes s'étaient emparés de Ramadi, que la reprise de la ville était une question de quelques jours.

L'avancée des forces de sécurité a cependant été très lente, déclenchant de fortes critiques sur les efforts américains pour entraîner et équiper les combattants à al-Anbar. Le colonel Steve Warren, porte-parole de la coalition à Bagdad, a reconnu la semaine dernière que l'opération de Ramadi avait marqué une « pause » depuis un certain temps. Il a expliqué que les explosifs semés par l'EI autour de Ramadi avaient requis un entraînement supplémentaire, ajoutant que les conseillers américains sur le terrain encourageaient maintenant les généraux irakiens à achever la mission qui consiste à reprendre la ville de Ramadi. "Nous les pressons de faire tout leur possible pour finir cette bataille à Ramadi", a-t-il dit.

Avec AFP

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