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Les exemplaires de quatre journaux indépendants saisis au Soudan


Unn kiosque à journaux à Khartoum,le 10 novembre 2012.

Unn kiosque à journaux à Khartoum,le 10 novembre 2012.

Les services de sécurité soudanais ont saisi mardi tous les exemplaires de quatre quotidiens indépendants après la publication d'appels de l'opposition à des manifestations contre la hausse du prix des carburants.

Les agents du puissant service national de renseignement et de sécurité (NISS) du Soudan ont confisqué dans la nuit les exemplaires d'Al-Tayar, Al-Jadida, Al-Ayyam et Al-Youm al-Tali sans fournir d'explication.

"A 02H00 locales (23H00 GMT lundi), un officier du NISS est arrivé puis il a ordonné à l'imprimerie de stopper l'impression", a dit le rédacteur en chef d'Al-Tayyar, Osmam Mirgani.

"La totalité des exemplaires du journal ont été confisqués", a-t-il ajouté.

Le NISS n'a donné aucune explication à cette saisie.

Le journal a largement couvert l'appel à la grève nationale lancé par des groupes de l'opposition contre les réductions des subventions au carburant. Dans son édition du lundi, le journal, saisi à plusieurs reprises dans le passée, a titré à la une "Journée exceptionnelle à Khartoum".

Le rédacteur en chef d'Al-Jadida, Achraf Abdelaziz, a confirmé la confiscation mardi des exemplaires de son journal. Il a indiqué qu'après les pertes occasionnées par cette saisie, la rédaction examinait si l'édition du mercredi pourra être imprimée.

Les rédactions des deux autres journaux n'étaient pas joignables dans l'immédiat mais des journalistes des deux quotidiens ont confirmé la saisie des exemplaires du mardi.

Les journalistes soudanais se plaignent de harcèlement de la part des autorités. Le pays, dirigé depuis 1989 par le président Omar el-Béchir, figure régulièrement dans les derniers rangs des classements en matière de liberté de la presse.

Les principaux groupes d'opposition soudanais ont appelé samedi à une grève nationale de trois jours contre les réductions de subvention au carburant, malgré la récente répression des protestations par les forces de sécurité.

Ce mouvement vise à dénoncer la hausse de 30% des prix du pétrole et du diesel, annoncée début novembre par les autorités et qui a entraîné une forte hausse des prix, notamment des médicaments.

Avec AFP

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