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Les ex-rebelles Séléka ont fuit Sibut


En République Centrafricaine (RCA), alors que la tension demeure vive dans le 5e arrondissement de Bangui, la capitale, les anciens rebelles de la Séléka se sont retirés dimanche de la ville de Sibut, dans le nord du pays.

La Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), appuyée par des soldats français, était intervenue samedi pour reprendre le contrôle de Sibut aux ex-rebelles Séléka. Le même jour à Addis-Abeba, en Ethiopie, des dirigeants africains réunis sur la crise et le financement de la force africaine ont averti que la crise en Centrafrique pourrait « avoir de graves conséquences sur la sécurité et la stabilité régionales », selon le commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine (UA), Smaïl Chergui, qui est cité par l'AFP.

Dimanche, la situation sécuritaire demeurait préoccupante dans le centre de Bangui. Des tirs à l’arme lourde et légère ont encore secoué plusieurs quartiers du 5e arrondissement ainsi qu’une partie du 8e. En moins de 72 heures, des dizaines de maisons appartenant aux proches de l’ex-Séléka ou aux musulmans ont été systématiquement mises à sac ou détruites. Une situation qualifiée de forte criminalité par le Général Francisco Soriano, commandant de la force Sangaris, la force française en Centrafrique.

Pendant que la tension reste vive dans le 5e arrondissement, la vie reprend progressivement son cours à Sibut, qui est située à 180 Km au nord de Bangui. Après la reprise samedi de cette localité par les forces africaines et françaises, les ex-rebelles de la Séléka s’en sont totalement retirés dimanche. « Ces hommes lourdement armés sont partis à bord des véhicules 4x4, en direction de Bambari et de Kaga Bandoro, emportant avec eux, plusieurs familles musulmanes de la ville », a témoigné un habitant joint par la Voix de l'Amérique (VOA). Par ailleurs, plusieurs maisons ainsi que des commerces appartenant aux musulmans ont été pillés par la population.
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