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Les Etats-Unis vont libérer 15 détenus de la prison de Guantanamo selon Amnesty International


Un prisonnier marche dans la prison de Guantanamo, le 7 juin 2014.

Un prisonnier marche dans la prison de Guantanamo, le 7 juin 2014.

Les Etats-Unis vont libérer 15 détenus de la prison militaire de Guantanamo, ouverte après les attentats du 11-Septembre pour y regrouper les prisonniers de la "guerre contre le terrorisme" du président Bush, a affirmé lundi l'organisation Amnesty international.

Si ce transfert est confirmé il ramènerait à 61 le nombre de détenus de la prison, dont Barack Obama avait promis la fermeture en 2009. Le Pentagone n'a pas souhaité commenter l'information.

Selon l'agence, tous les détenus concernés par ce transfert vont être envoyés aux Emirats arabes unis.

"Cela contredit nettement l'idée que Guantanamo sera ouvert pour toujours", a déclaré à l'AFP Naureen Shah, directeur chez Amnesty International USA chargé de la sécurité et des droits de l'Homme.

Amnesty a précisé n'avoir pas encore vu d'annonce du Pentagone sur cette nouvelle vague de libérations. Il reste 19 prisonniers immédiatement libérables pour lesquels l'administration américaine cherche un pays d'accueil.

Les libérations se sont accélérées ces derniers temps, le président Barack Obama souhaitant tenir sa promesse de fermer la prison même si c'est avec sept ans de retard.

Mais cela paraît impossible avant la fin de son mandat en janvier 2017 faute de trouver un endroit, aux Etats-Unis, où transférer la cinquantaine de prisonniers qui ne sont pas libérables. Les républicains, majoritaires au Congrès, bloquent toute initiative.

Les détenus non libérables ne peuvent pas non plus être jugés par un tribunal classique, certains ayant été torturés ou arrêtés dans des circonstances illégales aux yeux de la loi américaine.

Guantanamo a accueilli au total 780 prisonniers depuis son ouverture peu après l'invasion de l'Afghanistan en octobre 2001.

La prison devait accueillir "les pires parmi les pires", selon le mot du vice-président de George W. Bush, Dick Cheney.

Mais il s'est avéré qu'elle a aussi accueilli des second couteaux, voire des malheureux qui n'avaient commis aucun crime mais se sont trouvés au mauvais endroit au mauvais moment "dans "la guerre mondiale contre le terrorisme" déclarée par les Etats-Unis au lendemain des attentats du 11-Septembre. Elle est devenue très vite un puissant symbole anti-américain.

Avec AFP

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