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Les États-Unis restent le pays le plus compétitif au monde


Selon le classement annuel de l'Institute for Management Development (IMD), les Américains restent les plus productifs

Selon le classement annuel de l'Institute for Management Development (IMD), les Américains restent les plus productifs

Aucun pays n’a pu encore déloger les Etats-Unis, qui restent en tête de l’ultime édition du classement annuel de l'Institute for Management Development (IMD), l’école de commerce de Lausanne en Suisse.

Publié ce jeudi 22 mai, le palmarès est le fruit d’une enquête menée dans 60 pays par l'IMD, qui a passé en revue 338 critères – un mélange d’indicateurs économiques et d’enquêtes d'opinion réalisées auprès de 4.300 dirigeants internationaux.

Le sondage montre que si l'Europe se redresse un peu, les économies émergentes peinent à tenir le cap.

Selon les auteurs du rapport, les États -Unis doivent cette première place à la résilience de leur économie, l’embellie du marché de l'emploi, et leur place dominante dans les secteurs de la technologie et de l'infrastructure. Ils sont suivis de la Suisse, Singapour et Hong Kong - qui prospèrent grâce aux exportations, à l'efficacité de leurs entreprises et à l'innovation.

Le rapport constate que l'Europe se débrouille un peu mieux, grâce à la reprise progressive de l’économie, tandis que la plupart des grands marchés émergents ont du mal à maintenir leur élan. Les cinq pays du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) ont perdu de leur compétitivité, suite au ralentissement de leur croissance, la baisse des investissements étrangers et les carences de leurs infrastructures, estime l’IMD.

La Chine, qui ambitionne de remplacer les États-Unis comme première superpuissance économique du monde, a chuté de deux places depuis l'année dernière et se classe maintenant 23e dans cet indice de compétitivité.

« Ce que nous voyons en Chine et dans les pays du BRIC en général - Brésil, Russie, Inde – c’est que la croissance économique a été trop rapide et n’a pas été accompagnée par les réformes nécessaires dans l'environnement institutionnel », a souligné le professeur Arturo Bris, directeur de l'IMD World Competitiveness Center. En l’absence de réformes dans la réglementation des affaires, les institutions économiques et financières, les marchés ou encore la gouvernance – et bien, à un moment donné, la croissance économique devient intenable, a-t-il estimé.

Le Brésil se trouve en difficulté, a poursuivi M. Bris. L’énorme croissance économique qu’a connue le pays l'an dernier s'est traduite par des troubles sociaux, les inégalités dans les revenus persistant, et le citoyen moyen n’ayant guère profité de cette prospérité. Résultat : le Brésil a chuté de trois places dans le classement de l’IMD, tombant à la 54ème place.
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