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Les Etats-Unis et l'ONU, profondément préoccupés par la crise au Burkina Faso


L'administration Obama appelle toutes les parties à mettre fin à la violence au Burkina Faso (AP)

L'administration Obama appelle toutes les parties à mettre fin à la violence au Burkina Faso (AP)

Les troubles résultent « des efforts pour modifier la Constitution, en vue de permettre au chef d'Etat en exercice de briguer un autre mandat après 27 ans au pouvoir », constate la Maison-Blanche

Les Etats-Unis sont profondément préoccupés par la détérioration de la situation au Burkina Faso, a déclaré jeudi Bernadette Meehan, une porte-parole du Conseil national de sécurité (National Security Council ou NSC).

Alors que l'Assemblée burkinabè devait voter la modification de la Constitution pour permettre au président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans, de se représenter en 2015, des manifestants ont pris d'assaut le Parlement, et l’ont incendié. L’examen du projet de loi a été annulé, alors que le gouvernement lançait un appel au calme.

Jeudi, la garde présidentielle encerclait le palais présidentiel à Ouagadougou, la capitale. Elle a tiré en l'air pour tenir à distance des centaines de manifestants.

Selon Mme Meehan, les troubles résultent clairement « des efforts pour modifier la Constitution, en vue de permettre au chef d'Etat en exercice de briguer un autre mandat après 27 ans au pouvoir ». Les Etats-Unis « croient que les institutions démocratiques sont renforcés lorsque les règles établies sont fidèlement respectées. Nous appelons toutes les parties, y compris les forces de sécurité, à mettre fin à la violence et revenir à un processus pacifique pour bâtir un avenir pour le Burkina Faso », a poursuivi la porte-parole du NSC. Un avenir forgé « sur les progrès démocratiques durement acquis du Burkina Faso ».

Par ailleurs, le Secrétaire général des Nations Unies (ONU) s'inquiète également de l'évolution de la situation au Burkina Faso. Dans un communiqué, Ban Ki-moon a appelé toutes les parties « à mettre fin à la violence, à faire preuve de calme et de retenue, et à renouer le dialogue pour résoudre toutes les questions en suspens ».

M. Ban a également regretté les pertes en vies humaines et dépêché à Ouagadougou son representant spécial pour l’Afrique de l’Ouest. Mohamed Ibn Chambas est attendu au Burkina Faso vendredi, dans le cadre d'une mission conduite conjointement avec l’Union africaine (UA) et la CEDEAO.

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