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Les Etats-Unis ont espionné Benjamin Netanyahu (WSJ)


Le Premier Ministre Israelien Benjamin Netanyahu aver le ministre de la Defense Moshe Yaalon (l) en visite a la base militaire pres de Gush Etzion bloc of Jewish settlements in the West Bank, Nov. 23, 2015. (Emil Salman/Pool via AP)

Le Premier Ministre Israelien Benjamin Netanyahu aver le ministre de la Defense Moshe Yaalon (l) en visite a la base militaire pres de Gush Etzion bloc of Jewish settlements in the West Bank, Nov. 23, 2015. (Emil Salman/Pool via AP)

Les Etats-Unis ont surveillé les communications du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu malgré leur promesse de limiter l'espionnage de leurs alliés après le scandale de la NSA, a rapporté le Wall Street Journal

Contactée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti mardi l'article du Wall Street Journal, qui cite des responsables anonymes américains, mais a insisté sur la profondeur de ses liens avec Israël.

"Nous ne conduisons pas d'activités de renseignement visant l'étranger sauf en cas d'intérêt spécifique et validé relatif à la sécurité nationale. Ceci s'applique aussi bien aux citoyens ordinaires qu'aux dirigeants mondiaux", a dit à l'AFP un porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche.

Le président Barack Obama "a dit à maintes reprises que l'engagement des Etats-Unis pour la sécurité d'Israël est sacrosaint", a-t-il poursuivi.

Interrogés par l'AFP à Jérusalem, le bureau de M. Netanyahu ainsi que le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères n'ont pas souhaité commenter l'information.

Après les révélations sur l'ampleur du programme de surveillance de l'agence de renseignement américaine NSA il y a deux ans, M. Obama avait promis de limiter l'espionnage visant les dirigeants de pays alliés.

Selon le Wall Street Journal de mardi, Barack Obama a toutefois trouvé que des "raisons impérieuses de sécurité nationale" justifiaient la poursuite du programme de surveillance de certains dirigeants, dont Benjamin Netanyahu et le président turc Recep Tayyip Erdogan.

L'administration aurait décidé de ne pas retirer ou désactiver les dispositifs électroniques implantés pour surveiller les communications étrangères car ils auraient été difficiles à remettre en place en cas de besoin.

Barack Obama aurait à la place, selon le quotidien, demandé à ce que les systèmes piratés de communication d'alliés proches ne soient pas surveillés systématiquement par la NSA tandis que d'autres seraient restés sous la vigilance étroite de ses services.

"Décider de ne plus surveiller Bibi (surnom de M. Netanyahu, ndlr) ? Evidemment que nous n'allions pas faire ça", a déclaré un haut responsable américain au Wall Street Journal, sous couvert de l'anonymat.

Dans le cas de M. Netanyahu, Washington se serait inquiété de possibles efforts d'Israël pour surveiller de son côté les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran sur le programme nucléaire, selon le journal.

En mars dernier, Israël avait démenti des informations du Wall Street Journal selon lesquelles l'Etat hébreu espionnait les négociations qui se tenaient alors sur le programme nucléaire iranien entre Téhéran et les grandes puissances.

La France s'était indignée en juin des pratiques "inacceptables" des services secrets américains, qui ont écouté pendant des années les présidents français, selon Wikileaks.

Le portable de la chancelière allemande Angela Merkel avait également été écouté, d'après les révélations de l'ancien consultant de la NSA Edward Snowden.

Avec AFP

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