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Les Etats-Unis devraient dédommager les descendants d'esclaves


Une pair de menottes est montrée dans la galerie de l'esclavage et de la liberté au musée national de l'histoire et de la culture Africaine-Américaine ouvert le samedi 24 septembre, à Washington DC.

Une pair de menottes est montrée dans la galerie de l'esclavage et de la liberté au musée national de l'histoire et de la culture Africaine-Américaine ouvert le samedi 24 septembre, à Washington DC.

Les Etats-Unis devraient dédommager les descendants d'esclaves noirs américains, estiment des experts de l'ONU qui déplorent que le pays n'ait pas encore réglé son passé marqué par le "terrorisme racial".

Les Noirs aux Etats-Unis traversent une "crise des droits de l'homme", estime ce groupe de travail de l'ONU alors que la question raciale occupe une place centrale dans la campagne présidentielle américaine.

Ce malaise est en grande partie alimenté par l'impunité dont jouit la police avec la multiplication de cas de Noirs - parfois sans arme - abattus par les forces de l'ordre à travers le pays, relèvent ces experts dans un rapport présenté lundi au Conseil de droits de l'homme de l'ONU à Genève.

Ces homicides et "le traumatisme qu'ils ont créé évoquent les lynchages commis dans le passé".

Pour régler les raisons profondes des tensions raciales aux Etats-Unis, les experts estiment que le pays doit s'attaquer à l'héritage irrésolu "de l'histoire coloniale, de l'esclavage, de la subordination et de la ségrégation raciales, du terrorisme racial et des inégalités raciales".

"Il n'y a pas eu de réel engagement pour dédommager et apporter la vérité et la réconciliation aux descendants des Africains", disent les experts.

Le président du groupe de travail, Ricardo A. Sunga, a présenté aux journalistes plusieurs formes de réparations qui pourraient être faites aux Etats-Unis, notamment "des éléments d'excuses" ou une forme d'"allègement de dette" pour les descendants d'esclaves.

Interrogé sur les déclarations à connotation raciale du candidat républicain Donald Trump, M. Sunga a fait part de son inquiétude sur les "discours de haine, la xénophobie et l'afrophobie" qui sont "en hausse".

M. Trump et son équipe ont toutefois rejeté durant la campagne toute accusation de racisme.

Avec AFP

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