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Les élections locales et présidentielle devraient être couplées mi-juillet au Burundi


Un manifestant dans le quartier Ngarara, Bujumbura, 3 juin 2015

Un manifestant dans le quartier Ngarara, Bujumbura, 3 juin 2015

La date du 15 juillet pourrait être retenue par le pouvoir burundais.

Une seule obsession pour les autorités burundaises et les membres de la Commission électorale : le 26 août.

Comme le prévoit la constitution, c'est à cette date que doit prêter serment le président burundais élu. Le "nouveau" chef de l'Etat prêterait alors serment devant les parlementaires fraichement élus. Les députes mais aussi les sénateurs.

Ces derniers sont élus par les grands électeurs issus des élections communales. Des lors, comment s'assurer que tout le monde sera élu à temps pour respecter l'ordre constitutionnel ?

Réponse de Willy Nyamitwe a VOA Afrique : "voter le 15 juillet en couplant les élections législatives, locales et présidentielle".

C'est ce scenario que privilégie la présidence burundaise pour respecter les recommandations des chefs d'Etat de la sous-région qui ont recommandé à Dar Es Salam un report de six semaines.

Prosper Ntahorwamye, porte-parole de la Céni, confirme cette hypothèse à VOA Afrique. "La décision revient au pouvoir politique mais nous avons transmis un scenario dans ce sens au pouvoir burundais."

Le conseiller en communication de Pierre Nkurunziza ajoute que les sénatoriales auraient lieu après le scrutin du 15 juillet.

Même en cas de second tour à la présidentielle, un tel chronogramme permettrait de satisfaire tout le monde.

Reste une grande question : Pierre Nkurunziza sera-t-il candidat pour un troisième mandat ? Pour l'heure, les opposants burundais et la communauté internationale ne veulent pas l'entendre.

Mise a jour 20h TU, jeudi 4 juin

Cette déclaration de M.Nyanitwe ayant sans doute été diversement accueillie au Burundi, y compris dans son propre camp, le conseiller en communication a accusé VOA Afrique de déformer ses propos.

Notre rédaction réfute ses accusations puisque notre article ne fait que retranscrire une information donnée par M.Nyamitwe.

Par éthique journalistique, VOA Afrique permet néanmoins à M.Nyamitwe de préciser sa pensée.

Joint par nos soins, M.Nyamitwe précise que le "couplage est possible après avis de la Céni". VOA Afrique n'a jamais affirmé le contraire.

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