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Les efforts de négociation se poursuivent au Soudan du Sud


Les présidents Salva Kiir (au c.) et Uhuru Kenyatta (à dr.) en compagnie du Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, à Juba, le 26 déc. 2013

Les présidents Salva Kiir (au c.) et Uhuru Kenyatta (à dr.) en compagnie du Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, à Juba, le 26 déc. 2013

La violence a continué dans la région nord du Soudan du Sud, riche en pétrole, ce jeudi, alors que les négociations étaient en cours entre le gouvernement de Salva Kiir et les rebelles.

Les médiateurs africains disent avoir eu des entretiens fructueux avec le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, pour tenter de sortir de la spirale de la violence dans son pays.


Le président kenyan, Uhuru Kenyatta, et le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, étaient parmi les officiels qui ont rencontré M. Kiir dans la capitale, Juba, ce jeudi. Selon le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Tedros Adhanom, les deux hommes d’Etat ont abordé un éventail de sujets.

« Les questions dont nous avons discuté, entre autres, étaient, premièrement la cessation des hostilités, deuxièmement l'ouverture immédiate de négociations ou d’un dialogue pour régler la question politique ; et le troisième sujet portait sur les détenus suspectés de tentative de coup d'état », a dit M. Adhanom.

M. Kiir a accusé l’ancien vice-président, Riek Machar, d'avoir fomenté une tentative de coup d'état qui a déclenché de violents affrontements il y a près de deux semaines.

Les deux hommes se sont dits prêts au dialogue, mais le gouvernement a rejeté la requête de M. Machar qui demande au préalable la libération des dirigeants de l'opposition.

M. Adhanom affirme que les leaders africains ont également appelé à des efforts pour rétablir la stabilité politique au Soudan du Sud. « Les dirigeants ont également souligné que les méthodes anticonstitutionnelles pour éliminer le gouvernement démocratiquement élu doivent être condamnées, et que toute solution à cette crise devrait être obtenue par le dialogue politique et à travers les pays de l'IGAD (l'Autorité intergouvernementale pour le développement). Les deux leaders en présence devront faire au mieux pour résoudre ce problème à l'amiable », a souligné le Ministre éthiopien des Affaires étrangères.

La violence a continué dans la région nord du Soudan du Sud, riche en pétrole, ce jeudi, alors que les négociations étaient en cours. L’armée dit que les troupes gouvernementales combattent des forces loyales à M. Machar dans les villes de Bentiu et Malakal.

Un camp de déplacés établi par l'ONU à Bor, au Soudan du Sud (photo du 25 déc. 2013)

Un camp de déplacés établi par l'ONU à Bor, au Soudan du Sud (photo du 25 déc. 2013)

Les Nations Unies (ONU) estiment que des milliers de personnes ont probablement été tuées dans les violences à caractère ethnique.

M. Machar n'a pas revendiqué la responsabilité d'un coup d’état, mais il a appelé l'armée à écarter le président Kiir du pouvoir.

Plus de 40.000 personnes ont fui les combats pour se réfugier dans des complexes onusiens.

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé les dirigeants du pays à régler leurs différends de manière pacifique, et à protéger les civils contre les attaques.

Mardi, le Conseil de Sécurité de l’ONU a voté à l’unanimité l’envoi de 5.500 Casques bleus supplémentaires au Soudan du Sud.
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